Diplôme de français des relations internationales B1 Intermedio

Quel modèle de solution pour les réfugiés ?

Comment Filippo Grandi compte-t-il améliorer la gestion des crises de réfugiés ?
Écoutez l’extrait et remplacez les mots en gras par les mots clés qu’il utilise. 
FRI-B1-refugies-video

[Une politique en plein changement]
[Pour Filippo Grandi, il ne faut pas seulement aider les réfugiés, mais aussi les populations qui les accueillent. Et cette aide doit être plus] ciblée|délimitée[, parce que ces pays sont le plus souvent] pauvres|défavorisés[.]
[Dans ces pays d’accueil, les réfugiés doivent avoir accès aux services publics, de santé, et, surtout, d’]éducation|instruction [(les enfants en sont souvent privés) ; ils doivent aussi avoir accès à l’emploi. L'aide aux pays d'accueil doit donc augmenter et conerner les réfugiés, mais aussi les] communautés|populations [locales.]
[Il est important d’expliquer aux pays donateurs qu’il faut plus de] ressources|moyens[. Il explique d’ailleurs qu’en Ouganda, la population a toujours] bénéficié|profité [des aides apportées aux réfugiés. Et quand l’aide aux réfugiés diminue, c’est tout le monde qui est touché.]
[Pour lui, il faut absolument insister avec ce modèle, car il est bon. Mais il faut adapter l’aide et la distribuer de manière plus] appropriée|adéquate[.]
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance Française, avec la CCI Paris Île-de-France
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Cuidado
Pour vous aider, les mots en gras du texte sont des synonymes de ceux que Filippo Grandi utilise. 
Si vous ne comprenez pas un mot, n'hésitez pas à double-cliquer dessus pour ouvrir le dictionnaire-traducteur Alexandria.

Les deux premiers paragraphes reformulent les propos de Filippo Grandi au début de l'extrait, et les deux derniers correspondent à sa réponse à la fin de l'extrait.
¡Enhorabuena!
Vous connaissez maintenant les propositions de Filippo Grandi pour améliorer la gestion des crises de réfugiés.
Avez-vous remarqué à quel point son intervention est vivante ? Ses gestes sont parlants et reprennent ses mots. Travaillez cet aspect avec la dernière activité.
Cette activité vous permet savoir quelles sont les propositions de Filippo Grandi pour améliorer le modèle de solution pour les réfugiés.
Lisez la solution, puis faites la dernière activité pour découvrir comment rendre une intervention vivante à travers les mots et les gestes.
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Filippo Grandi, avez-vous pensé, tout simplement, à fixer des durées pour ces camps, pour la durée de ces camps, pour obliger les États à trouver des solutions ?
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Ah… Si je pouvais faire ça, beaucoup de nos problèmes seraient résolus. Malheureusement, les solutions des crises de réfugiés dépendent de solutions politiques aux phénomènes qui ont causé, donc, les conflits, les persécutions… Mais ce que l’ancien collègue, Monsieur Crisp, a dit ici, je suis complètement d’accord avec lui. En fait, notre politique actuelle est en train de changer. Traditionnellement, nous avons hébergé, surtout dans les grandes urgences, les réfugiés dans des camps. C’est parfois inévitable. Mais ce qu’on essaie de dire, c’est que, à travers une aide plus ciblée aux pays qui les hébergent, qui sont souvent des pays pauvres, il faut encourager ces pays à permettre aux réfugiés d’avoir accès aux services publics : aux hôpitaux, à l’éducation surtout, parce que les enfants sont souvent privés d’éducation, à l’emploi… Mais bien sûr, pour faire ça dans des pays pauvres, il faut multiplier l’aide à ces pays, et pas seulement aux réfugiés eux-mêmes, mais aux communautés qui les hébergent…
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Aux populations…
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Ça, c’est très important !
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Monsieur Grandi, vous avez une expérience justement en ce moment de grande ampleur en Ouganda, où il y a un million de Sud-Soudanais qui sont installés. 
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Et plus !
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
En milieu ouvert. Plus d’un million effectivement. Seulement, on atteint un peu la limite, où les communautés locales commencent à s’énerver, parce qu’elles voient de nouveaux arrivants qui reçoivent des terres. Il n’y a plus assez de terre, etc., etc. Est-ce qu’on ne touche pas un peu les limites de ce programme très innovant, mais qui coûte cher ?
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Comme vous l’avez entendu, on touchait les limites aussi quand le modèle était les camps. Donc, je pense qu’il faut insister sur ce modèle, mais il faut bien dire, surtout aux pays donateurs, qu’il faut plus de ressources. L’Ouganda est un exemple parfait, parce que l’Ouganda a une politique très ouverte. Et les communautés locales ont toujours bénéficié en fait de ça, enfin, bénéficié, ont pu bénéficier aussi de l’aide qui était dirigée vers les réfugiés. Mais quand cette aide commence à décliner, notamment dans le domaine de l’aide alimentaire, etc., c’est tout le monde qui est frappé. Donc il faut insister[1] que c’est le bon modèle, mais il faut qu’il soit ressourcé de manière plus adéquate…
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Alors…
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
…Notamment en Afrique, où c’est toujours le problème.
 
 
 
[1] insister sur le fait que c’est le bon modèle
 

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