Diplôme de français des relations internationales B1 Intermedio

Quel modèle de solution pour les réfugiés ?

Pourquoi les solutions durables et réellement efficaces sont-elles difficiles à apporter aux crises de réfugiés ? Et pourquoi les modèles ne fonctionnent-ils plus ?
Écoutez l’extrait et complétez le texte avec les bonnes réponses.
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Selon Filippo Grandi, la difficulté principale vient du fait que le règlement des crises dépend avant tout des solutions politiques|économiques|sociales aux causes du problème. Il donne l’exemple des guerres|catastrophes naturelles|grèves.
Pour lui, installer les réfugiés dans des camps est parfois obligatoire|seulement une première étape|une erreur évitable.
Christophe Ayad l’interpelle sur la nouvelle politique d'accueil menée en Ouganda où le nombre de réfugiés sud-soudanais atteint plus d’un million|de vingt milliers|de cinq millions de personnes. Il explique que la population ougandaise commence à montrer de la colère parce qu’on donne des terres aux réfugiés|que les réfugiés ne reçoivent aucune aide|que les réfugiés prennent les emplois des Ougandais.
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
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Cuidado
Relisez attentivement le texte de l’activité avant d’écouter une nouvelle fois la première partie de l’extrait. Pour vous aider, il reprend l’ordre d’écoute. N’hésitez pas à faire des pauses pour pouvoir répondre plus facilement.
¡Enhorabuena!
Vous savez maintenant pourquoi il est difficile d’apporter des solutions efficaces aux crises de réfugiés et pourquoi le modèle actuel atteint ses limites.
Filippo Grandi explique que la politique actuelle « est en train de changer ». Découvrez comment avec l’activité suivante.
Cette activité vous permet de comprendre pourquoi il est difficile d’apporter des solutions efficaces aux crises de réfugiés et pourquoi le modèle actuel atteint ses limites.
Lisez la solution, puis faites l’activité suivante pour connaître le nouveau modèle soutenu par Filippo Grandi.
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Filippo Grandi, avez-vous pensé, tout simplement, à fixer des durées pour ces camps, pour la durée de ces camps, pour obliger les États à trouver des solutions ?
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Ah… Si je pouvais faire ça, beaucoup de nos problèmes seraient résolus. Malheureusement, les solutions des crises de réfugiés dépendent de solutions politiques aux phénomènes qui ont causé, donc, les conflits, les persécutions… Mais ce que l’ancien collègue, Monsieur Crisp, a dit ici, je suis complètement d’accord avec lui. En fait, notre politique actuelle est en train de changer. Traditionnellement, nous avons hébergé, surtout dans les grandes urgences, les réfugiés dans des camps. C’est parfois inévitable. Mais ce qu’on essaie de dire, c’est que, à travers une aide plus ciblée aux pays qui les hébergent, qui sont souvent des pays pauvres, il faut encourager ces pays à permettre aux réfugiés d’avoir accès aux services publics : aux hôpitaux, à l’éducation surtout, parce que les enfants sont souvent privés d’éducation, à l’emploi… Mais bien sûr, pour faire ça dans des pays pauvres, il faut multiplier l’aide à ces pays, et pas seulement aux réfugiés eux-mêmes, mais aux communautés qui les hébergent…
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Aux populations…
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Ça, c’est très important !
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Monsieur Grandi, vous avez une expérience justement en ce moment de grande ampleur en Ouganda, où il y a un million de Sud-Soudanais qui sont installés. 
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Et plus !
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
En milieu ouvert. Plus d’un million effectivement. Seulement, on atteint un peu la limite, où les communautés locales commencent à s’énerver, parce qu’elles voient de nouveaux arrivants qui reçoivent des terres. Il n’y a plus assez de terre, etc., etc. Est-ce qu’on ne touche pas un peu les limites de ce programme très innovant, mais qui coûte cher ?
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Comme vous l’avez entendu, on touchait les limites aussi quand le modèle était les camps. Donc, je pense qu’il faut insister sur ce modèle, mais il faut bien dire, surtout aux pays donateurs, qu’il faut plus de ressources. L’Ouganda est un exemple parfait, parce que l’Ouganda a une politique très ouverte. Et les communautés locales ont toujours bénéficié en fait de ça, enfin, bénéficié, ont pu bénéficier aussi de l’aide qui était dirigée vers les réfugiés. Mais quand cette aide commence à décliner, notamment dans le domaine de l’aide alimentaire, etc., c’est tout le monde qui est frappé. Donc il faut insister[1] que c’est le bon modèle, mais il faut qu’il soit ressourcé de manière plus adéquate…
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Alors…
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
…Notamment en Afrique, où c’est toujours le problème.
 
 
 
[1] insister sur le fait que c’est le bon modèle
 

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