Diplôme de français des relations internationales B1 Intermedio

Quel dividende démographique pour le continent africain ?

Quand il répond aux questions de la journaliste, Mabingué Ngom n’hésite pas à moduler sa voix et à accentuer certains mots.
Réécoutez sa première intervention et cliquez sur les mots en gras qu’il met en avant.
Cliquez sur la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
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[Oui, je crois que] {les imams} [pour revenir sur N’Djaména sont tombés] {d’accord.} [C’est l’une] {des recommandations} très fortes, [issues un peu des conversations de N’Djaména où ils sont aujourd’hui] engagés [à] {promouvoir} {l’autonomisation} des femmes et des jeunes[. Je crois qu’ils sont] conscients [que c’est] en gardant {les filles} {à l’école,} en renonçant {au mariage} précoce [qui] naturellement [va avoir un effet] extraordinaire [sur la santé de la mère, la santé de l’enfant,] le relèvement [du taux d’éducation,] et même [la résolution du douloureux] {problème} [du genre que nous connaissons. Je crois que nous avons là un potentiel] extraordinaire [qu’il faut] {soutenir,} [qu’il faut] {encourager,} [pour faire en sorte que] partout [en Afrique où nous avons encore] ces pratiques {néfastes} [nous puissions vraiment les laisser derrière nous.] 
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Cuidado
Pour réaliser l’activité, lisez le texte en même temps que vous écoutez l’intervention de Mabingué Ngom.
¡Enhorabuena!
Vous avez parfaitement identifié les mots que Mabingué Ngom accentue pour leur donner plus de poids. Avez-vous noté qu'il y a souvent une petite pause après cette accentuation ?
Pensez-y lorsque vous vous exprimez à l’oral : votre exposé marquera plus le public si vous modulez votre voix et si vous donnez du relief à vos propos.
Vous pouvez regarder l’émission dans son intégralité.
 
L’émission et la série d’exercices s’intitulent « Quel dividende démographique pour le continent (africain) ? » Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population, principalement lorsque la proportion de la population active (15 à 64 ans) est supérieure à celle des personnes n’étant pas ou plus en âge de travailler (14 ans et moins, 65 ans et plus).
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi consulter le site du Fonds des Nations unies pour la population.
Cette activité vous montre que lors d’une présentation, il est important de moduler sa voix et d’accentuer certains mots - et parfois de marquer une légère pause après - pour donner du relief.
Lisez la solution, puis regardez l’émission dans son intégralité.
Et n’oubliez pas : votre exposé marquera plus le public si votre voix et votre ton ne sont pas monotones.

L’émission et la série d’exercices s’intitulent « Quel dividende démographique pour le continent (africain) ? » Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population, principalement lorsque la proportion de la population active (15 à 64 ans) est supérieure à celle des personnes n’étant pas ou plus en âge de travailler (14 ans et moins, 65 ans et plus).
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi consulter le site du Fonds des Nations unies pour la population.
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 26/07/2018 - Modified on 06/02/2019
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan de l’éducation également, Mabingué Ngom, y a un défi immense : c’est qu’on note que 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons[1]. Comment garantir l’autonomisation des femmes, puisqu’aujourd’hui, c’est le discours des Nations unies.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois que les imams pour revenir sur N’Djaména sont tombés d’accord. C’est l’une des recommandations très fortes, issues un peu des conversations de N’Djaména où ils sont aujourd’hui engagés à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes. Je crois qu’ils sont conscients que c’est en gardant les filles à l’école, en renonçant au mariage précoce qui naturellement va avoir un effet extraordinaire sur la santé de la mère, la santé de l’enfant, le relèvement du taux d’éducation, et même la résolution du douloureux problème du genre que nous connaissons. Je crois que nous avons là un potentiel extraordinaire qu’il faut soutenir, qu’il faut encourager, pour faire en sorte que partout en Afrique où nous avons encore ces pratiques néfastes nous puissions vraiment les laisser derrière nous.
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan, vous parliez des jeunes, mais chaque année sur le marché de l’emploi en Afrique arrivent vingt millions de jeunes. Comment fait-on pour les occuper ? Est-ce qu’il faut pas revoir les systèmes éducatifs ?
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois qu’il y a deux ou trois questions fondamentales ici. Je crois qu’il y a, aujourd’hui on stocke des jeunes sur le marché du travail et pour lequel nous sommes obligés de faire quelque chose. Et je crois que…
Denise Époté, journaliste
C’est une bombe à retardement !
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Tout à fait ! Je crois que…
Denise Époté, journaliste
Cette jeunesse désœuvrée.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
À mon avis, ce n’est pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est le poids démographique qui fait que, aujourd’hui, il y a une arrivée massive d’enfants pour lesquels nous n’avons pas la possibilité de les mettre à l’école. Et donc, par ricochet, dans quelques années, ils auront des besoins donc d’emploi que les sociétés et les communautés seront incapables de pourvoir. Je vais donner un exemple. En Côte d’Ivoire par exemple. J’ai été récemment organiser un atelier gouvernemental, et nous nous sommes rendu compte que dans une des communes, il y a 300 naissances par jour. 300 naissances par jour, c’est exactement cinq classes de soixante élèves par jour. Donc vous voyez donc qu’il est impossible pour cette petite commune, à Abidjan, de créer une école chaque jour. Et maintenant dans 15 ans, 20 ans, ce sera donc, il y aura une implication en termes de lycées, il y aura une implication en termes de places à l’université, et à terme il y aura une implication en termes d’emplois nouveaux à créer. Donc vous voyez pourquoi c’est ce poids démographique très fort qui fait aujourd’hui que les efforts des familles, les efforts des communautés, les efforts des pouvoirs publics…
Denise Époté, journaliste
Et des États.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
…Donnent l’impression de ne mener nulle part, simplement parce que la femme continue d’avoir un nombre d’enfants insoutenable, donc d’un point de vue de demande sociale.


[1] En réalité, 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons.

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