Diplôme de français des relations internationales B1 Intermedio

Quel dividende démographique pour le continent africain ?

Quel est le point de vue de Mabingué Ngom sur la situation démographique du continent africain ?
Écoutez l’extrait et complétez le texte avec les idées qui correspondent à son propos.
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Selon Mabingué Ngom, mettre fin au mariage précoce aurait un effet positif|minime|négatif. Il estime que cela aura des conséquences sur la santé|le taux de radicalisation|la place des femmes et des enfants. Il croit aussi que cela permettra une hausse du taux d’éducation|une amélioration du niveau scolaire moyen|une évolution des lois sociales. C’est pour ces raisons qu’il souhaite soutenir et encourager les efforts qui sont faits.
En ce qui concerne le marché du travail, Mabingué Ngom explique qu’il faut absolument faire quelque chose|qu’il n’y a pas grand-chose à faire|que tout ce qui a été tenté jusqu’ici a échoué. Mais pour lui, le vrai problème ne se situe pas ici. Il faut surtout régler le « croît démographique » parce que trop souvent, il est impossible|difficile de scolariser les enfants qui sont très – voire trop – nombreux. Pour illustrer son propose, Mabingué Ngom donne l’exemple de la Côte d’Ivoire où certaines communes devraient créer une école par jour|trouver des professeurs suplémentaires|agrandir les écoles existantes pour répondre à la demande. Cette situation aura bien sûr des conséquences dans quelques années en termes d’emploi. 
À la fin de l’extrait, Mabingué Ngom explique la clé du problème est de réduire le nombre d’enfants par femme|le nombre d’élèves par classe|la réduction du nombre d'écoles.
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Vous avez parfaitement compris les propos de Mabingué Ngom. Mais comment passe-t-il son message ?
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Cette activité vous permet de bien comprendre les propos de Mabingué Ngom.
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Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 26/07/2018 - Modified on 06/02/2019
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan de l’éducation également, Mabingué Ngom, y a un défi immense : c’est qu’on note que 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons[1]. Comment garantir l’autonomisation des femmes, puisqu’aujourd’hui, c’est le discours des Nations unies.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois que les imams pour revenir sur N’Djaména sont tombés d’accord. C’est l’une des recommandations très fortes, issues un peu des conversations de N’Djaména où ils sont aujourd’hui engagés à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes. Je crois qu’ils sont conscients que c’est en gardant les filles à l’école, en renonçant au mariage précoce qui naturellement va avoir un effet extraordinaire sur la santé de la mère, la santé de l’enfant, le relèvement du taux d’éducation, et même la résolution du douloureux problème du genre que nous connaissons. Je crois que nous avons là un potentiel extraordinaire qu’il faut soutenir, qu’il faut encourager, pour faire en sorte que partout en Afrique où nous avons encore ces pratiques néfastes nous puissions vraiment les laisser derrière nous.
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan, vous parliez des jeunes, mais chaque année sur le marché de l’emploi en Afrique arrivent vingt millions de jeunes. Comment fait-on pour les occuper ? Est-ce qu’il faut pas revoir les systèmes éducatifs ?
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois qu’il y a deux ou trois questions fondamentales ici. Je crois qu’il y a, aujourd’hui on stocke des jeunes sur le marché du travail et pour lequel nous sommes obligés de faire quelque chose. Et je crois que…
Denise Époté, journaliste
C’est une bombe à retardement !
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Tout à fait ! Je crois que…
Denise Époté, journaliste
Cette jeunesse désœuvrée.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
À mon avis, ce n’est pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est le poids démographique qui fait que, aujourd’hui, il y a une arrivée massive d’enfants pour lesquels nous n’avons pas la possibilité de les mettre à l’école. Et donc, par ricochet, dans quelques années, ils auront des besoins donc d’emploi que les sociétés et les communautés seront incapables de pourvoir. Je vais donner un exemple. En Côte d’Ivoire par exemple. J’ai été récemment organiser un atelier gouvernemental, et nous nous sommes rendu compte que dans une des communes, il y a 300 naissances par jour. 300 naissances par jour, c’est exactement cinq classes de soixante élèves par jour. Donc vous voyez donc qu’il est impossible pour cette petite commune, à Abidjan, de créer une école chaque jour. Et maintenant dans 15 ans, 20 ans, ce sera donc, il y aura une implication en termes de lycées, il y aura une implication en termes de places à l’université, et à terme il y aura une implication en termes d’emplois nouveaux à créer. Donc vous voyez pourquoi c’est ce poids démographique très fort qui fait aujourd’hui que les efforts des familles, les efforts des communautés, les efforts des pouvoirs publics…
Denise Époté, journaliste
Et des États.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
…Donnent l’impression de ne mener nulle part, simplement parce que la femme continue d’avoir un nombre d’enfants insoutenable, donc d’un point de vue de demande sociale.


[1] En réalité, 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons.

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