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L'urbanisation menace nos sols

Regardez  la vidéo. Complétez le texte pour retrouver les problèmes qui menacent les sols et les solutions qui peuvent être apportées.
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Sciences-UrbanisationSols-Video
La plus grande menace pour les sols, c’est l’urbanisation : 20 à 30 m² par seconde de sol disparaissent sous le béton
. Ce n’est pas la seule, la construction d’un TGV
menace aussi les sols. Tout cela les artificialise (les rend artificiels).
Cette artificialisation entraîne l’imperméabilisation du sol 
et sa fragmentation.
Pour lutter contre la fragmentation, on a construit des trames vertes
, par exemple un chemin de promenade
ou un écoduc (un pont avec la végétation dessus et la route dessous)
.
L’urbanisation augmente parce que tout le monde veut une maison avec un petit jardin.
Pour limiter l’urbanisation il faudrait développer la ville sur la ville
et aussi dynamiser les centres villes.
La ville doit avoir des parcs et des endroits de nature pour inciter les gens à y rester.
 
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Cuidado
Les photos et les articles (le, la, l', les...) laissés dans le texte peuvent aussi vous aider à le compléter.
¡Enhorabuena!
Vous avez bien retrouvé les problèmes qui menacent le sol (l'imperméabilisation, la fragmentation) et les solutions qui peuvent être mises en place.
L'exercice suivant reprend les conséquences de ces problèmes et de l'étalement des villes.
Lisez la solution pour comprendre les problèmes qui menacent le sol (l'imperméabilisation, la fragmentation) et les solutions qui peuvent être mises en place.
L'exercice suivant reprend les conséquences de ces problèmes et de l'étalement des villes.
Conception: Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française
Published on 28/12/2016 - Modified on 06/02/2019
La petite voix
En France, la première chose qui menace nos sols, c’est l’urbanisation. On estime qu’il y a entre 20 et 30 mètres carrés par seconde qui disparaissent sous le béton. Ouh là là, l’urbanisation !
Claire Chenu, professeur en sciences des sols, AgroParis Tech, ambassadrice FAO
L’urbanisation, mais pas seulement, la construction d’un TGV, ça artificialise les sols. Et c’est pas de l’urbanisation. Quand on imperméabilise le sol, il fonctionne plus, le sol. Il est recouvert de béton, l’eau ne s’infiltre plus, il peut plus y avoir de vie dedans, donc il ne fonctionne plus. Il peut plus rendre les services qu’on attend de lui habituellement. Mais il y a que pas que, donc l’imperméabilisation ça abime, c’est le plus grave, mais il y a pas que ça. Quand on artificialise, on fragmente l’espace et une partie de cet espace est imperméabilisée. Donc ça pose un problème pour la régulation du cycle de l’eau, c’est-à-dire que partout où l’eau ne peut pas s’infiltrer, elle se concentre dans les zones où il y a encore du sol qui arrive à la surface, mais du coup ça peut faire des concentrations très, ça peut faire des arrivées, des flux très importants d’eau. Quand l’espace est fragmenté, il  a des problèmes du coup pour les êtres vivants parce que leur habitat, voilà, il est fragmenté, il est cloisonné donc il y a des problèmes d’entretien de la biodiversité.
La petite voix
Pour réduire l’impact de ces fragmentations, on développe depuis les années 1990 des systèmes de trames vertes. En gros, un réseau plus ou moins connecté, une sorte de maillage écologique qui assure le lien entre les espaces. Ce peut être un chemin de promenade ou un écoduc : un pont avec la végétation dessus et la route dessous. Reste que ça n’empêche pas le béton de ronger nos terres arables.
Antonio Bispo, ingénieur sol et environnement, ADEME
Tout le monde a envie d’avoir sa maison à la campagne, avec son petit jardin donc c’est un peu compliqué. La solution, ce serait de redévelopper la ville sur la ville, d’éviter qu’elle s’étale parce que ça coûte de toute façon en énergie d’étaler la ville : il faut agrandir les réseaux d’eau, les réseaux de distribution, les réseaux de bus, etc. Donc il y a tout un ensemble… ça coûte assez cher tout ça, donc il faudrait essayer de reconcentrer la ville, mais ça veut dire quelque part redynamiser les centres-villes, ça veut aussi que dire que la ville soit attractive donc ait des parcs et des endroits de nature en ville pour éviter que les gens aillent chercher la nature ailleurs.

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