Terriennes B2 Vantage

Terriennes - Lise-Marie Déjean

Retrouvez dans le reportage les expressions utilisées par Lise-Marie Déjean pour exprimer les idées suivantes !
Écrivez la ou les bonnes réponses dans les cases Help on how to respond the exercice
Terriennes-LiseMarieDejean-Video
♦ Je suis haïtienne : je suis haïtienne de naissance.
♦ Dans le Code pénal haïtien, toutes les personnes concernées par un avortement sont punies par la loi : elles tombent sous le coup de la loi.
♦ L’article 262 aurait été interdit : il aurait été  prohibé.
♦ Les femmes arrivant à la clinique sont dans une situation désespérée : elles sont aux abois.
♦ Il y a encore beaucoup de choses à faire : il y a beaucoup de chemin à faire.
nbOk1 word (s) spelled correctly
nbOk2 word (s) incorrectly stressed
nbKo word (s) to correct
Watch out !
L'exercice suit l'ordre d'apparition des expressions dans le reportage. Faites des pauses et consultez le dictionnaire TV5MONDE pur vérifier l'orthographe !
Well done !
Félicitations !

Ce parcours est à présent terminé. Pour poursuivre ce voyage sur la condition des femmes dans le monde, découvrez chaque jour plusieurs articles sur ce thème sur le site Terriennes. Le thème de l'avortement connaît un regain d'actualité, pas seulement en Haïti mais un peu partout dans le monde. C'est ce que présente par exemple cet article.
Vous avez découvert de nouvelles expressions dans cet exercice. Notez-les et essayez de les utiliser au cours de votre apprentissage du français !

Ce parcours est à présent terminé. Pour poursuivre ce voyage sur la condition des femmes dans le monde, découvrez chaque jour plusieurs articles sur ce thème sur le site Terriennes. Le thème de l'avortement connaît un regain d'actualité, pas seulement en Haïti mais un peu partout dans le monde. C'est ce que présente par exemple cet article.
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 10/08/2017
Je suis Déjean Lise-Marie.
Je suis médecin de formation.
Je suis haïtienne de naissance et de nationalité.
Je suis membre d’une organisation de femmes, ça fait 26 ans.
 
Dans la société haïtienne, le corps des femmes ne t’appartient pas. Si tu mets tes mains sur tes hanches, dans le temps, les personnes âgées te disaient de te le quitter parce que ceci ne t’appartient pas.
 
Je me demandais ce que c’était et lorsque j’ai vu le troisième anneau, j’ai dit c’est une chaîne qui est cassée. Donc automatiquement, j’ai pensé à l’esclavage.
 
Je les ai brisés personnellement au cours de ma vie de femme. Mais j’aimerais que ça ne soit pas seulement moi qui la brise, que ce soit une lutte collective.
 
Dans le Code pénal haïtien, l’article 262 du Code pénal pénalise la femme qui fait l’avortement, celui qui fait l’acte, et celle ou celui qui accompagne et la femme. Enfin, tout le monde tombe sous le coup de la loi.
 
Actuellement, il semblerait que l’article 262 ait été prohibé. Mais ce code n’est pas encore présenté au ministère de la Justice, encore moins à la Chambre pour être voté.
 
Qu’on le veuille ou non, avec ou sans loi, les avortements continuent à se faire et nous disons toujours que l’avortement c’est une étape de la vie d’une femme. Le plus souvent, lorsque nous les recevons à la clinique des femmes, après qu’elles aient été rejetées de partout, elles sont désespérées, parfois elles sont aux abois et parfois elles éprouvent un sentiment de culpabilité, parce que justement la société les considère comme des rejets.
 
Le taux de mortalité maternel est très élevé. C’est 630 pour 100 000 naissances vivantes. Maintenant, on essaie de sensibiliser la société sur le taux de femmes qui meurent comme conséquence de l’avortement. Seulement en appliquant la contraception, et en dépénalisant l’avortement, on aura une diminution de la mortalité maternelle de moitié.
 
J’aimerais que nous soyons sur le point de réussir. Mais je crois qu’il y a pas mal de chemin à faire, notamment l’obstacle des églises.

You may also like...