Terriennes B2 Vantage

Terriennes - Lise-Marie Déjean

L'association « Solidarité des Femmes Haïtiennes » lance une campagne de sensibilisation. En vous basant sur les informations de la vidéo, sélectionnez les slogans qu'on pourrait utiliser dans le cadre de cet évènement.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
Terriennes-LiseMarieDejean-Video
Peut être utilisé comme slogan.
Pénaliser les femmes ou dépénaliser l'avortement : Haïti doit avancer.
L'avortement en Haïti : un problème de droit.
L'avortement, illégal mais pratiqué, tue.
La femme haïtienne, doublement victime : en plus de mettre sa vie en péril, elle est pénalisée par la loi.
Ne peut pas être utilisé.
L'avortement : troisième cause de mortalité maternelle en Haïti.
Pour le remboursement de l'avortement.
nbOk item (s) out of nb placed correctly
Watch out !
Deux éléments ne correspondent pas au contenu du reportage et ne peuvent être utilisés en tant que slogan.
Well done !
Merci pour votre aide dans ce choix de slogan :) Vous avez fait preuve d'une bonne compréhension et d'un esprit de synthèse. La prochaine activité vous permettra de travailler la compréhension plus détaillée.
Le reportage ne parle pas du thème du remboursement de l'avortement, ni n'indique que c'est la troisième cause de mortalité.
À présent, retrouvez dans le reportage les informations justifiant chacun de ces slogans !
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 10/08/2017
Je suis Déjean Lise-Marie.
Je suis médecin de formation.
Je suis haïtienne de naissance et de nationalité.
Je suis membre d’une organisation de femmes, ça fait 26 ans.
 
Dans la société haïtienne, le corps des femmes ne t’appartient pas. Si tu mets tes mains sur tes hanches, dans le temps, les personnes âgées te disaient de te le quitter parce que ceci ne t’appartient pas.
 
Je me demandais ce que c’était et lorsque j’ai vu le troisième anneau, j’ai dit c’est une chaîne qui est cassée. Donc automatiquement, j’ai pensé à l’esclavage.
 
Je les ai brisés personnellement au cours de ma vie de femme. Mais j’aimerais que ça ne soit pas seulement moi qui la brise, que ce soit une lutte collective.
 
Dans le Code pénal haïtien, l’article 262 du Code pénal pénalise la femme qui fait l’avortement, celui qui fait l’acte, et celle ou celui qui accompagne et la femme. Enfin, tout le monde tombe sous le coup de la loi.
 
Actuellement, il semblerait que l’article 262 ait été prohibé. Mais ce code n’est pas encore présenté au ministère de la Justice, encore moins à la Chambre pour être voté.
 
Qu’on le veuille ou non, avec ou sans loi, les avortements continuent à se faire et nous disons toujours que l’avortement c’est une étape de la vie d’une femme. Le plus souvent, lorsque nous les recevons à la clinique des femmes, après qu’elles aient été rejetées de partout, elles sont désespérées, parfois elles sont aux abois et parfois elles éprouvent un sentiment de culpabilité, parce que justement la société les considère comme des rejets.
 
Le taux de mortalité maternel est très élevé. C’est 630 pour 100 000 naissances vivantes. Maintenant, on essaie de sensibiliser la société sur le taux de femmes qui meurent comme conséquence de l’avortement. Seulement en appliquant la contraception, et en dépénalisant l’avortement, on aura une diminution de la mortalité maternelle de moitié.
 
J’aimerais que nous soyons sur le point de réussir. Mais je crois qu’il y a pas mal de chemin à faire, notamment l’obstacle des églises.

You may also like...