Regards croisés sur la Déclaration universelle des droits de l'homme B2 Vantage

Moi aussi je veux faire une grande école

Même s’il ne fait pas tout, l’argent est le premier frein à l’accès aux grandes écoles.
Écoutez l’émission et complétez le texte par les mots entendus.
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Sans le programme « Émergence », Julie aurait dû s'endetter pour pouvoir faire une école de commerce. Ses parents n’auraient en effet pas pu payer les frais de scolarité.
Malgré le programme, Julie doit travailler ; sa participation aux associations de l’école n’est donc pas aussi grande qu’elle le souhaiterait, ce qui est handicapant puisque cet investissement compte dans le parcours scolaire.
On l’a vu : les programmes ne sont pas accessibles à tous les étudiants. Julie donne d’ailleurs l’exemple de sa cousine, issue d’une famille modeste. Ses deux parents travaillent et parviennent à un salaire qui sans être suffisant pour payer une grande école est trop élevé pour lui permettre d’obtenir une bourse.
De son côté, Camille, qui a été soutenue par une fondation, comme d’autres personnes qui rentrent dans la vie active, elle aura une dette à rembourser ; mais la sienne sera minime.
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française
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Watch out !
Le texte est une reformulation, mais il suit l’ordre d’écoute, pour chacun des témoignages. N’hésitez pas à faire des pauses pour bien entendre et écrire les mots utilisés.
Well done !
« L’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous […]. », mais même avec de (très) bons résultats scolaires, ce n’est pas le cas. L’argent empêche bon nombre d’étudiants d’accéder aux grandes écoles.
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Notez que Julie utilise le mot « investissement », issu du lexique économique, au sens psychologique et désigne plutôt le fait pour une personne de mettre beaucoup d’elle-même dans une action, un travail.
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Notez que Julie utilise le mot « investissement », issu du lexique économique, au sens psychologique et désigne plutôt le fait pour une personne de mettre beaucoup d’elle-même dans une action, un travail.
Julie
Si j’avais pas eu « Émergence », j’aurais peut-être quand même pu faire une école de commerce, mais j’aurais dû m’endetter sur beaucoup d’années à côté.
Alexandre
Eh oui ! Faire une grande école, c’est un peu le rêve pour décrocher certains métiers.
Sarah
Mais ce n’est pas à la portée de tous les élèves, même s’ils ont de bons résultats.
Alexandre
On a beau avoir le même bac, on ne part pas tous de la même case départ. C’est pour ça qu’il existe des programmes d’égalité des chances. Moi, c’est Alexandre.
Sarah
Et moi Sarah. Et on s’est demandé si ces systèmes d’égalité des chances changeaient vraiment les règles du jeu.
Cette idée d’égalité des chances, ça fait une quinzaine d’années que ça a commencé dans les grandes écoles, et maintenant, elles ont presque toutes leur programme.
Premier changement dans les règles du jeu : l’argent. Le papa de Julie faisait de l’intérim, sa maman était au chômage. Impossible pour eux de payer les frais de scolarité. Un programme d’égalité des chances l’a aidée.
Julie
Si j’avais pas eu « Émergence », j’aurais peut-être quand même pu faire une école de commerce, mais j’aurais dû m’endetter sur beaucoup d’années à côté.
Alexandre
Pareil pour Camille. Son père a un bon boulot, mais ils sont séparés. Et sa mère a été au chômage un moment. C’est une fondation qui l’a soutenue pour payer Science Po, parce qu’elle avait de bons résultats.
Camille
Donc c’est assez handicapant pour les personnes qui rentrent directement dans la vie active et qui ont une sorte de dette à rembourser. Alors que là, j’en aurais une tout de même puisque la fondation couvrira pas tous mes frais de scolarité, mais elle sera vraiment minime.
Sarah
L’autre obstacle pour obtenir un bon poste, c’est quand on manque de réseau. Les parents n’ont pas d’amis bien placés par exemple. Les programmes essaient de corriger aussi cette inégalité.
Julie
En rentrant dans « Émergence » du coup, j’ai fait la rencontre de ma marraine. Ça m’a apporté énormément de choses à côté. Elle m’a ouvert un réseau exceptionnel, elle m’a permis de participer à des événements incroyables.
Alexandre
Bon, vu comme ça, ça a l’air parfait. Mais l’égalité ne sera jamais totale. Par exemple, Julie a senti qu’elle aurait eu besoin de cours particuliers, notamment en maths.
Julie
J’ai pas eu beaucoup d’aide en dehors du lycée, du coup, je sens la différence par rapport à cette matière. Là, clairement, j’ai un retard en maths.
Alexandre
Elle doit aussi travailler en parallèle de ses études. C’est autant de temps en moins pour le reste.
Julie
Y a beaucoup d’événements de l’école que je peux pas faire du tout, parce que je travaille du coup treize heures par semaine. Et on sait qu’en école de commerce, tout ce qu’on fait autour, ça compte. Les associations dans lesquelles on est dans l’école, ça compte, et notre investissement dans ces associations-là compte aussi.
Sarah
Il y aussi les différences culturelles et de milieu social.
Julie
Je sais pas si j’ai le droit de le dire. J’ai une copine qui a eu un sac Yves Saint-Laurent pour ses vingt ans. Enfin, pour moi par exemple, ca, c’est hallucinant, enfin… c’est… On ne vient pas du même monde.
Sarah
Le problème, avec les programmes d’égalité des chances, c’est qu’ils aident seulement un petit nombre de jeunes sélectionnés selon des critères de résultats, de revenus. Et il y a en a forcément, tout aussi méritants, qui passent entre les mailles du filet.
Julie
J’ai ma cousine par exemple : c’est une famille modeste. Les deux parents travaillent et arrivent du coup à un niveau de salaire tel qu’elle a zéro bourse. C’est pas pour autant que ses parents peuvent lui payer des grandes écoles.
Alexandre
Même s’il existe de super programmes pour aider les étudiants qui subissent des inégalités, ça reste assez exceptionnel.
Sarah
Pour donner les mêmes chances à tout le monde, il faudrait encore plus de cas par cas.
Alexandre
N’hésitez pas à nous donner votre avis en commentaire…
Sarah
Et rendez-vous sur le site des Haut-parleurs pour plus de vidéos sur le thème du travail.

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