Diplôme de français des relations internationales B2 Vantage

Les indépendantismes

Bien qu’elle soit précise et modérée dans ses propos, Marie-Chantal nous présente sa vision personnelle de cette problématique.
Retrouvez les mots constituant les expressions familières employées.
Écrivez la ou les bonnes réponses dans les cases Help on how to respond the exercice
FRI-B2-MAxiBar-Independantismes-video
• La Ligue du Nord, c'est un parti populiste anti migrants, anti euro, un peu dans le style|..... du (semblable au) Front National en France.
• C'est un peu de l'arnaque|....... (c'est un mensonge, une tromperie).
• C'est l'Angleterre qui a gagné et donc, du coup|.... (en conséquence), elle a récupéré le Québec.
• Bref, on était des citoyens de seconde|....... zone|.... (qui n'ont que peu d'importance).
• Surtout que ça s'est joué|.... à un cheveu|...... (l'écart entre les résultats était minime) !
Ça prend|..... aux tripes|...... (ça provoque une réaction émotionnelle forte, non raisonnée) !
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Watch out !
Vous pouvez retrouver ces expressions dans la transcription disponible sous la vidéo.
Well done !
Sans être vulgaires ou inconvenantes, ces expressions ne correspondent pas au registre un peu formel caractéristique de la plupart des écrits, notamment professionnels. Mais, dans une présentation orale, ces expressions animent le discours : un peu d’humour ou d’expressivité marquent plus fortement l’attention des auditeurs.
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l'histoire du séparatisme québecois, vous pouvez lire cet article d'une page canadienne.
Sans être vulgaires ou inconvenantes, ces expressions ne correspondent pas au registre un peu formel caractéristique de la plupart des écrits, notamment professionnels. Mais, dans une présentation orale, ces expressions animent le discours : un peu d’humour ou d’expressivité marquent plus fortement l’attention des auditeurs.
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l'histoire du séparatisme québecois, vous pouvez lire cet article d'une page canadienne.
Conception: Rémy Thomas, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le Français des affaires, CCI Paris-Île-de-France
Published on 11/06/2018 - Modified on 10/12/2018
Jacques Parizeau, Premier ministre du Québec (archives)
Nous voulons un pays et nous l’aurons !
Marie-Chantal, présentatrice
En octobre en Italie du Nord et en Catalogne, en septembre au Kurdistan irakien, en 2014 en Écosse… Moi c’est Marie-Chantal, en Italie, et je me demande : « C’est quoi l’histoire avec les séparatistes ces temps-ci ? »
Les référendums pour l’indépendance sont à l’ordre du jour et aujourd’hui, résidente en Italie, je vais enfin pouvoir exercer mon droit de vote dans le référendum pour l’autonomie de la Lombardie. 
Votant italien interviewé (en italien)
Je suis venu voter pour le référendum pour l’autonomie de la Lombardie. Les richesses que nous produisons dans notre région ne sont pas réparties de manière équitable avec le reste de l’Italie. Je suis pour l’indépendance.  Aujourd’hui, nous lançons un signal en vue de l’indépendance. 
Marie-Chantal
Ici, en Italie du Nord, c’est pas l’indépendance qu’on réclame, mais en fait plus d’autonomie. C’est-à-dire plus de pouvoirs en matière de taxe, d’immigration et de sécurité.  Pour tout vous dire, il y a quelque chose qui me rend assez mal à l’aise dans ce vote, parce que ceux qui lancent l’idée, c’est la Ligue du Nord, c’est un parti populiste anti migrants, anti euro, un peu dans le style Front National en France. En fait, ils ont organisé le référendum pour plaire à leurs électeurs. Ils se réclament porte-paroles de la Padanie, une région du Nord de l’Italie qui n’existe même pas historiquement. Donc euh, je sais pas si vous voyez ce que je veux dire. C’est un peu de l’arnaque. D’un autre côté, en tant que Québécoise, je comprends ce que ressentent les Catalans, les Kurdes, les Écossais. Je sais ce que ça veut dire faire partie d’une société distincte, de sentir qu’on est un peuple mais qu’on n’a pas de pays. J’en profite pour sortir mon drapeau québécois et vous expliquer notre histoire. 
Moi, je viens de là. Une province francophone à l’Est du Canada. Historiquement, c’est simple. La France avait conquis un bout du territoire, l’Angleterre en avait conquis un autre. Ils se sont battus. C’est l’Angleterre qui a gagné et donc, du coup, elle a récupéré le Québec. Voilà donc pourquoi pourquoi, moi, qui suis francophone, eh bien la cheffe de mon État, c’est la reine d’Angleterre. Et puis, il y a eu plein d’injustices contre les francophones au cours de l’histoire. Par exemple, à certaines périodes, il y avait des politiques d’assimilation pour tenter d’épouser la religion protestante ou de marginaliser la langue française. Les anglophones étaient les propriétaires exclusifs des banques, des entreprises, des usines et tout ça, tandis que les francophones étaient systématiquement la main d’œuvre manuelle et ils avaient même souvent l’obligation de travailler en anglais. Bref, on était des citoyens de seconde zone. Il y a même un rapport gouvernemental de six tomes qui le prouve. Donc il y a un sentiment d’injustice qui pousse les Québécois à réclamer leur indépendance. Il y a eu deux référendums pour ça : un en 1980 et l’autre en 1995. Durant le deuxième, j’étais petite mais je me souviens de débats enflammés et d’espoirs prodigieux et de la grande déprime qui a suivi la victoire du « non ». Surtout que ça s’est joué à un cheveu ! 
Jacques Parizeau, Premier ministre du Québec (archives)
Nous voulons un pays et nous l’aurons !
Martin Schulz, Président du Parlement européen
Notre demande de globaliser un pays seul est trop faible.
Marie-Chantal
Et donc, voilà mes dilemmes à propos de ce qui se passe en Europe. J’ai choisi d’habiter dans l’Union européenne parce qu’elle représente des idéaux de paix, d’ouverture et de coopération entre  les pays. C’est magnifique ! D’ailleurs, je suis absolument contre le fait qu’on élève de nouvelles barrières en créant de nouvelles frontières. Je désapprouve la Ligue du Nord, mais je comprends que les espoirs d’indépendance soulèvent des passions. Ça prend aux tripes ! Parce que revendiquer sa souveraineté après des décennies d’oppression, ça veut dire exprimer son identité. C’est déclarer devant le monde qu’on se sent différent, qu’on est différent et exiger que ça soit reconnu. Je pense que c’est un sentiment qui peut pas être compris rationnellement, c’est affectif. Pour le ressentir, il faut avoir grandi dans ce contexte-là. Mais en même temps, vouloir se séparer, c’est tout le contraire du collectif. Ça engendre des fractures. Bref, je sais pas qui a raison. Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?
Si ça vous a intéressé et si vous aimez vous poser des questions, hésitez pas à partager cette vidéo et surtout, continuez de suivre les Haut-Parleurs sur tous nos réseaux. Ciao ! 
 

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