Diplôme de français des relations internationales B1 Threshold

Quel dividende démographique pour le continent africain ?

Denise Époté parle de « défi immense » pour l’Afrique, sur le plan de l’éducation, comme sur le marché de l’emploi. Mais pour quelles raisons ?
Écoutez l’extrait et choisissez les bonnes réponses.
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice

FRI-B1-EtSi-Education-video
Chez les filles de 15 à 24 ans, le taux d’analphabétisme est de…
41 %.
21 %.
55 %.
Chez les garçons de 15 à 24 ans, le taux d’alphabétisation est de…
41 %.
65 %.
55 %.
À N’Djaména, les imams ont déclaré vouloir…
autonomiser les femmes et les jeunes.
instaurer la mixité dans les classes.
supprimer certains cours pour les filles.
Pour favoriser cela, ils reconnaissent qu’il faut…
(deux réponses)
prolonger la durée de scolarisation des filles.
éliminer le mariage précoce.
lutter contre les violences à l’école.
éduquer les familles pour réduire le nombre de grossesses précoces.
Chaque année, les nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi africain sont…
vingt millions.
cinq millions.
quinze millions.
Dans la petite commune ivoirienne citée par Mabingue Ngom, il y a chaque jour…
300 nouvelles naissances.
3 000 nouvelles naissances.
600 nouvelles naissances.
nbOk item (s) out of nb selected correctly
Watch out !
Relisez les différents débuts de phrases et les propositions de réponses, puis écoutez une nouvelle fois l’extrait. N’hésitez pas à faire des pauses si nécessaire.
Si vous ne comprenez pas un mot, double-cliquez dessus pour ouvrir le dictionnaire-traducteur Alexandria.
Well done !
Vous comprenez maintenant mieux pourquoi la journaliste parle de défi immense. 

Notez que Denise Époté s’est trompée dans sa présentation : dans la réalité, 41 % des filles sont alphabétisées, contre 55 % des garçons.

Faites l’activité suivante pour bien comprendre la réponse de Mabingué Ngom.
Cette activité vous permet de mieux comprendre pourquoi Denise Époté parle de « défi immense ».
Lisez la correction, puis faites l’activité suivante pour bien comprendre la réponse de Mabingué Ngom.

Notez que Denise Époté s’est trompée dans sa présentation : dans la réalité, 41 % des filles sont alphabétisées, contre 55 % des garçons.
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 26/07/2018 - Modified on 06/02/2019
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan de l’éducation également, Mabingué Ngom, y a un défi immense : c’est qu’on note que 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons[1]. Comment garantir l’autonomisation des femmes, puisqu’aujourd’hui, c’est le discours des Nations unies.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois que les imams pour revenir sur N’Djaména sont tombés d’accord. C’est l’une des recommandations très fortes, issues un peu des conversations de N’Djaména où ils sont aujourd’hui engagés à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes. Je crois qu’ils sont conscients que c’est en gardant les filles à l’école, en renonçant au mariage précoce qui naturellement va avoir un effet extraordinaire sur la santé de la mère, la santé de l’enfant, le relèvement du taux d’éducation, et même la résolution du douloureux problème du genre que nous connaissons. Je crois que nous avons là un potentiel extraordinaire qu’il faut soutenir, qu’il faut encourager, pour faire en sorte que partout en Afrique où nous avons encore ces pratiques néfastes nous puissions vraiment les laisser derrière nous.
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan, vous parliez des jeunes, mais chaque année sur le marché de l’emploi en Afrique arrivent vingt millions de jeunes. Comment fait-on pour les occuper ? Est-ce qu’il faut pas revoir les systèmes éducatifs ?
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois qu’il y a deux ou trois questions fondamentales ici. Je crois qu’il y a, aujourd’hui on stocke des jeunes sur le marché du travail et pour lequel nous sommes obligés de faire quelque chose. Et je crois que…
Denise Époté, journaliste
C’est une bombe à retardement !
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Tout à fait ! Je crois que…
Denise Époté, journaliste
Cette jeunesse désœuvrée.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
À mon avis, ce n’est pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est le poids démographique qui fait que, aujourd’hui, il y a une arrivée massive d’enfants pour lesquels nous n’avons pas la possibilité de les mettre à l’école. Et donc, par ricochet, dans quelques années, ils auront des besoins donc d’emploi que les sociétés et les communautés seront incapables de pourvoir. Je vais donner un exemple. En Côte d’Ivoire par exemple. J’ai été récemment organiser un atelier gouvernemental, et nous nous sommes rendu compte que dans une des communes, il y a 300 naissances par jour. 300 naissances par jour, c’est exactement cinq classes de soixante élèves par jour. Donc vous voyez donc qu’il est impossible pour cette petite commune, à Abidjan, de créer une école chaque jour. Et maintenant dans 15 ans, 20 ans, ce sera donc, il y aura une implication en termes de lycées, il y aura une implication en termes de places à l’université, et à terme il y aura une implication en termes d’emplois nouveaux à créer. Donc vous voyez pourquoi c’est ce poids démographique très fort qui fait aujourd’hui que les efforts des familles, les efforts des communautés, les efforts des pouvoirs publics…
Denise Époté, journaliste
Et des États.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
…Donnent l’impression de ne mener nulle part, simplement parce que la femme continue d’avoir un nombre d’enfants insoutenable, donc d’un point de vue de demande sociale.


[1] En réalité, 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons.

You may also like...