Diplôme de français des relations internationales B1 Threshold

La croissance économique à l'heure du réchauffement climatique

Dans cette interview, Laurence Boone utilise les pronoms toniques et personnels pour parler des pays émergents et des pays avancés.
Retrouvez pour chacun d'entre eux ce qu'ils remplacent.
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La plupart des pays émergents, quand vous les négociateurs|les pays émergents|les pays avancés|la population êtes dans les négociations internationales sur le sujet du climat, qui eux les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries, pour le coup, en terme de flux, aujourd'hui polluent beaucoup, vous les négociateurs|les pays émergents|les pays avancés|la population disent en gros : « Vous les pays avancés|les pays émergents|les économistes|les industries êtes bien sympas, les pays riches, mais vous les pays avancés|les pays émergents|les économistes|les industries avez pollué beaucoup et créé beaucoup de gaz et vous voudriez que, nous les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries , on les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries change ça. Ben, si vous voulez qu'on les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries change ça, faites des transferts puisque, nous les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries , on les pays émergents|les pays avancés|les économistes|les industries a envie de se développer et de rattraper.

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En français, on utilise le pronom personnel « on - 3ème personne du singulier » à l'oral pour remplacer le pronom personnel « nous - 1ère personne du pluriel ». Mais on utilise toujours le pronom tonique « nous ».
Pour Laurence Boone, la solution ne passe pas par une réduction de la consommation. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Pour certains, la décroissance serait la solution.
Pour en savoir plus, retrouvez une série d'exercices sur le sujet sur le site TV5MONDE.
En français, on utilise le pronom personnel « on - 3ème personne du singulier » à l'oral pour remplacer le pronom personnel « nous - 1ère personne du pluriel ». Mais on utilise toujours le pronom tonique « nous ».
Pour Laurence Boone, la solution ne passe pas par une réduction de la consommation. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Pour certains, la décroissance serait la solution.
Pour en savoir plus, retrouvez une série d'exercices sur le sujet sur le site TV5MONDE.
Conception: Samira El Azzimani, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le français des affaires, CCI Paris-Île-de-France
Published on 03/03/2020 - Modified on 16/03/2020


Journaliste
On l’entend de plus en plus cette thématique : réduire la consommation. Mais alors, réduire la consommation, est-ce que c’est compatible avec des objectifs de croissance à la hausse ?
C’est tout un modèle de développement qui interroge aujourd’hui, pas simplement les pays pauvres, mais aussi les pays riches ?
Laurence Boone
Alors je pense que… il y a deux choses. C’est un peu plus compliqué que ça. Parce qu’en fait, en termes de flux, donc de création de nouvelles pollutions, de nouvelles émissions de gaz, les pays développés font, les pays avancés pardon, font moins que les autres. En revanche, on a créé un stock qui est assez impressionnant. Et donc, la plupart des pays émergents, quand vous êtes dans des négociations internationales sur le sujet du climat - qui eux pour le coup, en termes de flux, aujourd’hui polluent beaucoup - vous disent : « En gros, vous êtes bien sympa les pays riches mais vous avez pollué beaucoup et créé beaucoup de gaz et vous voudriez que nous, on change ça. Bah si vous voulez qu’on change ça, faites des transferts puisque nous, on a envie de se développer et de rattraper ».
Journaliste
Et les transferts, ils ne se font pas vraiment parce qu’il y a eu des montants qui ont été fixés par les fameuses COP…
Laurence Boone
Oui
Journaliste
…et c’est, enfin…
Laurence Boone
Et ils ne se font pas assez, vous avez raison.
Il y a aussi, et alors pour le coup c’est bien normal, une réticence de beaucoup de pays émergents à se faire,… ils ont envie de gérer leur développement économique à leur manière et pas forcément à la manière de celle que nous, pays développés, avancés pardon, on aurait envie de le faire.
Donc, il y a beaucoup de frictions et c’est compliqué d’arriver à faire ces transferts. Pourquoi est-ce que Esther dit qu’il faut baisser la consommation parce qu’en fait, d’une certaine façon, on produit plus ces biens qui polluent. Ils sont produits ailleurs, et du coup, on peut presque avoir une conscience tranquille sur nos émissions à nous. Mais la vérité est qu’on importe des biens de ces pays-là. Mais en même temps, eux, c’est leur développement et je suis pas sûre qu’ils auraient envie qu’on importe beaucoup moins. Donc, il faut qu’on arrive à plutôt faire une énergie, un transport, une utilisation…
Journaliste
Mais pas consommer moins ? Vous êtes pas d’accord avec cette proposition ?
Laurence Boone
Je ne pense pas que ce soit la clé de la solution. D’abord, il n’y a jamais une clé parce qu’il y a un problème énergétique, il y a un problème de transports, il y a un problème d’utilisation des sols…
Journaliste
Oui et de ressources naturelles !
Laurence Boone
Et il y a un problème de développement de ces pays. En Inde, par exemple, ils ont envie de pouvoir continuer de se développer. Leur façon à eux de voir les choses c’est mais finalement on va arrêter de concentrer l’activité économique juste dans deux, trois villes. On va faire se développer quinze, vingt, cinquante villes pour apaiser la pollution qu’on …, les émissions qu’on est en train de créer. Et puis, on veut, nous, avec les nouvelles technologies numériques apporter de l’eau dans tous les villages. Donc, on a parfois un peu et je dis pas que c’est son cas, bien sûr, mais, en tous les cas, nous, économistes de pays avancés, tendance à plaquer un modèle qui est pas du tout celui dont ils ont envie.
Note : Esther Duflo est une économiste franco-américaine connue pour ses travaux sur l’économie du développement.

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