Diplôme de français des relations internationales B1 Threshold

Être ambassadeur pour les droits de l'Homme

Dans ce webdocumentaire, "Confidences d’ambassadeurs", François Zimeray raconte ses souvenirs pour mieux faire comprendre le rôle d’un ambassadeur pour les droits de l’Homme.
Écoutez l’interview pour remettre dans le bon ordre les différents thèmes abordés par "le diplomate".
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expose rapidement sa carrière d’ambassadeur pour les droits de l’Homme.
évoque quelques souvenirs marquants pour témoigner des réalités du terrain.
raconte en détail un trafic d’enfants dans le sud-est asiatique.
rappelle que les droits de l’Homme sont une priorité des actions extérieures de la France.
insiste sur l'importance de passer du témoignage à l'action.
explique que son action d’ambassadeur des droits de l’Homme passe par l’animation du réseau français à l’étranger.
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Watch out !
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Well done !
Maintenant que vous avez retrouvé la structure de l’interview, vous pouvez faire l’exercice suivant pour découvrir certains des souvenirs de François Zimeray. 
Lisez attentivement la bonne réponse afin de découvrir la structure de cette interview. Cela vous permettra de mieux vous repérer parmi les informations données.
L’exercice suivant va vous permettre de découvrir certains des souvenir de François Zimeray.
Conception: Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 16/12/2015 - Modified on 12/01/2017
FRANÇOIS ZIMERAY, ambassadeur chargé des droits de l’Homme
 
Pendant plus de 5 ans et demi, j’ai été ambassadeur pour les droits de l’Homme. J’ai fait plus de 120 missions dans le monde et dans des endroits qui sont souvent des lieux de conflit, des lieux de souffrance. J’ai été témoin direct au nom de la France de ces réalités. Et il y a aujourd'hui – maintenant que vous me posez cette question – beaucoup de souvenirs qui remontent et c’est très difficile de faire un choix, une sélection entre ces souvenirs. Il y a les nuits inoubliables avec les enfants des rues, partout dans le monde. Les familles de disparus qui vous parlent de ceux qu’ils ont perdus dans les mêmes termes, quelles que soient les cultures. On voit bien que l’universalité, c’est pas un concept abstrait. L’université  de la souffrance humaine, de l’aspiration à la dignité, c’est une réalité tangible pour moi. Ce sont les prisons aussi. Les prisons où j’ai vu hommes, femmes, enfants, enchaînés, condamnés à mort, mélangés. Cette prison des Grands Lacs africains où ils n’avaient qu’un petit gobelet comme ça pour se nourrir, cinq jours par semaine, parce qu’il n’y en avait pas assez pour les deux autres jours. Je me souviens de, aussi, de ce trafic d’enfants que j’ai découvert. Un jour, je visitais un centre d’accueil d’enfants des rues dans le sud-est asiatique, dans la banlieue d’une grande ville. Et là, je voyais un enfant à part, il jouait pas avec les autres. Et la directrice me disait : « Il est arrivé hier. Il est prostré. Ne lui parlez pas. » Cet enfant était rescapé d’un trafic de petits garçons de 9 à 15 ans qu’on emploie sur, qu’on enrôle de force sur les navires de pêche. Ce sont des enfants de réfugiés donc ils n’ont pas d’existence légale, ils n’existent pas. Ils n’ont pas d’identité et on les enrôle de force sur les navires de pêche. Ils trient les poissons à fond de cale pendant des mois, des années, sans voir le jour. Et quand les gardes-côtes approchent ou que les bateaux reviennent au port, on les jette à l’eau. On a retrouvé 300 corps mais on estime qu’il y en a plusieurs milliers par an. Voilà ce dont j’ai été témoin, au nom de la France. Et la difficulté maintenant et l’enjeu, c’est de faire de ces témoignages quelque chose d’utile. Les droits de l’Homme, c’est une des grandes priorités de l’action extérieure de la France, c’est dans l’ADN français. Nous sommes vus comme ça et c’est aussi une grande attente des Français que leur politique extérieure soit conforme à ces principes. Mais ça, il ne suffit pas de le dire, il faut le transformer en réalité. Il faut animer le réseau, il faut encourager nos ambassadeurs à faire de chaque ambassade une maison de droits de l’Homme. Il faut être témoin des réalités parce que la réalité telle qu’elle apparait à la lecture d’un télégramme, d’un rapport, d’articles de presse, d’une note, ça n’a rien à voir avec ce que l’on peut percevoir sur le terrain. Donc l’ambassadeur pour les droits de l’Homme, il est à la fois l’incarnation de cette dimension dans l’action extérieure de la France mais aussi un élément de, qui sert à animer tout le réseau français, c’est-à-dire nos ambassades, nos consulats, nos centres culturels dans le monde pour que nous soyons, que nous relevions ce défi, que nous soyons à la hauteur des attentes. 
 

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