Quèsaco B1 Threshold

Composition à la main et aux chapeaux, de Fernand Léger

Cet épisode de Quèsaco présente Composition à la main et aux chapeaux, une œuvre du courant cubiste.
Regardez la vidéo (jusqu'à 1'40) pour connaître l'artiste qui l'a peinte.
Complétez le résumé.


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Fernand Léger a peint Composition à la main et aux chapeaux en 1927.
C'est un artiste qui reconstruit le réel : il transforme les objets en sujets.
Pour lui, l'art décoratif est une nouvelle forme d'art.
Le cinéma l'inspire : il réalise un court-métrage expérimental en 1924.
Dans sa toile, il met en scène des objets du quotidien.
 
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Watch out !
Réécoutez en vous aidant des images pour vous repérer dans la vidéo.
Well done !
Vous en savez un peu plus sur Fernand Léger. Passez à l'exercice 2 pour découvrir sa toile plus en détails.
Vous en savez un peu plus sur Fernand Léger. Passez à l'exercice 2 pour découvrir sa toile plus en détails.
Conception: Sabrina Fecchio, Alliance française de Bruxelles-Europe
Published on 25/11/2020
Voix off
Mais c’est qui ? C’est Kiki… C’est sous le pinceau de Fernand Léger que le profil de la reine de Montparnasse se découpe dans cette Composition à la main et aux chapeaux. Nous sommes en 1927 et Fernand Léger reconstruit le réel à sa façon, en concevant cette nature morte d'un genre nouveau les objets sont les sujets. Proche des nouveaux designers et architectes dont il partage la vision, il sort des musées et s’intéresse à ce qui l’entoure. D’ailleurs, il le clame haut et fort : « l’art décoratif actuel, c'est le nouvel art populaire moderne. » Et, à l’époque, ce ne sont pas les scénographes des vitrines des grands magasins qui diront le contraire. Mais juste avant, et pour mieux comprendre, il y a eu le cinéma… Rembobinons. L’artiste multiforme compose avec son temps et s’essaye au cinéma avec son Ballet mécanique qui sort en 1924. Dans une mise en scène audacieuse, presque un vidéo clip, Fernand Léger duplique et anime des objets usuels en une danse saccadée. Ce court-métrage expérimental, sans scénario et sans dialogue, va faire le tour du monde. Fort de cette expérience, Léger revient à la peinture et à un univers en deux dimensions. Sur une grille abstraite, il réalise un montage avec ses sujets fétiches : les objets du quotidien. C’est autour d’une caisse enregistreuse que l’artiste assemble bouteilles, cuillères, cartes à jouer, chapeaux… L’objet standardisé et produit en série n’est plus considéré pour son usage, mais pour la beauté de sa forme et fait fi, nom d’une pipe, des proportions. Pipe, vous avez dit pipe ? Accolée au profil gigantesque de Kiki, elle a tendance à disparaître ou à apparaître, au gré du regard. Et on envisage un huit, ce sont deux bouées que Léger unit l’une à l’autre en un étonnant rouage. Eh oui ! N'oublions pas que son ballet était, avant tout, mécanique. Étrange ? Pas tant que ça, puisque le peintre évoque ainsi le rythme trépidant de la vie moderne, dominée par la mécanisation. La boucle est bouclée. Enfin, en guise de salut, en bas au centre de la toile, une petite main soulève un chapeau melon, clin d’œil hors cadre au Charlot Cubiste, la marionnette que Fernand Léger a utilisée dans son film. Car, ne l’oublions pas, Chaplin est à l’origine de l’intérêt qu’il porte au cinéma. Mais ça, c’est une autre histoire !

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