Terriennes B2 Fortgeschritten

Terriennes - Anina Ciuciu

Écoutez la vidéo et dites si ces affirmations sont vraies, fausses ou n'apparaissent pas dans le reportage.
Terrriennes-AninaCiuciu-Video

VRAI
Elle a obtenu la nationalité française.
Elle est étudiante à la Sorbonne.
Elle veut travailler dans le domaine de la justice.
Ses parents ont perdu leur travail quand on a découvert qu'ils étaient roms.
Le plus important pour les femmes, c'est l'accès à l'éducation et au soin.
FAUX
Elle a eu une enfance heureuse, surtout ses années à l'école.
Elle et sa famille sont arrivées légalement en France.
La situation est difficile autant pour un homme que pour une femme rom.
NON MENTIONNÉ
Travailler dans une institution européenne sur le droit des minorités l'intéresserait.
Ses parents sont comptable et aide-soignante.
Elle a dû faire la manche (demander de l'agent dans la rue) pour s'en sortir.
Anina est une brillante élève et c'est son histoire difficile qui lui donne cette envie de réussir.
Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
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Vorsicht!
Regardez les images, elles vous aident à placer deux éléments...
Écoutez encore une fois la vidéo. Vous pouvez utiliser le dictionnaire de TV5MONDE pour les mots difficiles.
Bravo!
Vous avez bien compris les informations essentielles de l'ensemble du reportage. À présent vous connaissez davantage Anina Ciuciu, sa vie passée, présente et ses rêves. Les affirmations non mentionnées dans le reportage sont vraies. 

Il vous reste encore trois exercices !
Cet exercice avait pour but de relever les informations essentielles de l'ensemble du reportage. Relisez attentivement chaque affirmation et essayez de les retrouver dans le reportage.
Je m’appelle Anina Ciuciu.
J’ai 23 ans.
Je suis étudiante en droit à Paris.
Je fais partie de la communauté rom de Roumanie.
Ma famille et moi avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
En 2013, j’ai décidé d’écrire un livre qui s’intitule « Je suis Tzigane et je le reste »
 
C’est un rêve de petite fille en fait de porter la toge de magistrat. Et c’est vraiment un idéal, un idéal de justice tout simplement. Nous avons vécu l’injustice, moi et ma famille depuis que nous sommes tout petits, et cette injustice seulement du fait d’être Rom.
Je me rappelle très bien que même à la maternelle, personne ne voulait me donner la main quand il fallait se mettre en rang, et ça c’est très dur pour un enfant, c’est traumatisant, et on se demande, c’est très frustrant, on se demande pourquoi ?
 
C’était quand même une enfance heureuse, parce que nous étions en famille, nous avions nos grands-parents, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos cousines. Mais la vie était quand même difficile et elle l'est devenue de plus en plus lorsque mes parents ont perdu leur emploi lorsque leurs origines ont été découvertes. Et matériellement ça devenait presque impossible de vivre et, c’est pourquoi nous avons envisagé l'exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu’obtenir un visa pour une famille de Roms, c’était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et, j’en garde un très mauvais souvenir mais l’important c’est que nous sommes arrivés finalement.
 
La honte, elle est venue surtout du regard des autres, c’est pour ça qu’on comprend très vite qu’on doit se cacher, et que c’est une honte d’être rom tout simplement, et d’ailleurs c’est aussi la honte que mes parents avaient pour se dissimuler toujours en fait. Ils ne venaient pas nous chercher à l’école, parce qu'ils avaient honte qu’on découvre qu’ils étaient roms et c’était quelque chose qui m’a moi beaucoup marquée, qui m’a traumatisée pour dire ainsi. Et si justement j’ai décidé d’écrire, c’était pour qu’à l’avenir plus aucun enfant, plus aucun parent n’ait honte de dire qu’il est rom.
 
Je pense les femmes roms vivent une situation extrêmement difficile, encore peut-être plus difficile que les hommes. C’est primordial que les femmes aient tout d’abord droit et accès à l’éducation. Aussi accès au soin. Qu’elles aient une autonomie tout simplement, une indépendance et que leurs droits les plus fondamentaux soient respectés. Il est temps aujourd’hui, on est quand même au 20e siècle de, 21e siècle de le faire tout simplement, elles doivent prendre la parole.

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