Diplôme de français des relations internationales B2 Fortgeschritten

Réfugiés, un échec humanitaire en Europe

La situation des réfugiés est très préoccupante. Filippo Grandi nous l'explique bien, mais en gardant tout de même une note d'espoir.
Retrouvez le vocabulaire que le journaliste et lui-même utilisent pour nous faire comprendre la crise migratoire.
Écrivez la ou les bonnes réponses dans les cases Help on how to respond the exercice
FRI-B2-Geopolitis-refugies-video

- Est-ce que ce n'est pas un formidable recul|..... (contraire d'avancée) de nos principes humanitaires ?
- Bien-sûr et c'est gravissime|.......... (extrêmement dangereux). Ce continent qui a vu naître l'institution des droits humains, c'est un continent qui, pendant des décennies, a quand même donné un exemple positif|....... (contraire de négatif).

- Mais, toutes ces barricades, ces frontières, c'est désespérant|........... (vraiment décourageant) pour vous, non ? C'est presque immoral|....... (contraire à l'éthique) !

- On a vu tous les jours des exemples de solidarité|.......... (entraide humaine). Et malheureusement, il y a aussi des appréhensions|............. (des peurs).
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nbOk2 Wort / Wörter falsch betont
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Vorsicht!
Vous pouvez consulter la transcription, disponible sous la vidéo, pour vérifier l'orthographe des mots à retrouver.
Bravo!
Dans les images aussi, une certaine ambivalence transparaît. On montre la construction des barrières, le froid des barbelés et la dureté des conditions de vie des réfugiés, mais aussi des moments de vie, de petits gestes qui rappellent espoir et humanité.
Filippo Grandi compose des phrases parfois très longues et pourtant très claires. Apprenez à faire de même grâce à l'exercice 4.
Dans les images aussi, une certaine ambivalence transparaît. On montre la construction des barrières, le froid des barbelés et la dureté des conditions de vie des réfugiés, mais aussi des moments de vie, de petits gestes qui rappellent espoir et humanité.
Filippo Grandi compose des phrases parfois très longues et pourtant très claires. Apprenez à faire de même grâce à l'exercice 4.
Conception: Rémy Thomas, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le Français des affaires, CCI Paris-Île-de-France
Published on 06/11/2018 - Modified on 10/12/2018
Marcel Mione, journaliste
Il faut bien parler de l'Europe, quand-même, qui a été sérieusement secouée politiquement par la vague migratoire de 2015-2016. Les États se barricadent. Il y a des barbelés qui poussent aux frontières. Est-ce que c’est pas un formidable recul de nos principes humanitaires ? 
Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés
C'est un recul, bien-sûr, et c'est... et c'est gravissime. Ce continent qui a vu naître l'institution des droits humains, c'est un continent qui, pendant des décennies, a quand même donné un exemple positif.
Marcel Mione
Ouais.
Filippo Grandi
C'était l'exemple de référence. Le droit d'asile en Europe, les grandes avancées qui ont été faites.
Marcel Mione
Ouais.
Filippo Grandi
Donc...
Marcel Mione
Et là...
Filippo Grandi
Et là, on est dans la tendance opposée. On est dans la politisation de la question des réfugiés pour des raisons qui sont souvent exclusivement électorales. On est dans l'exploitation des appréhensions des personnes et on attribue toutes les menaces à ces réfugiés qui viennent demander de l'asile. Je crains beaucoup que si l'Europe, mais pas seulement l'Europe, si les pays riches, les pays du Nord global continuent dans cette, dans ce recul par rapport au droit d'asile, au droit des réfugiés, l'exemple qui est donné aux pays qui, en fait, ont l'impact le plus grand, les pays plus pauvres - vous savez, le 86 % de ces fameux 67 millions sont dans les pays du Sud global !
Marcel Mione
Bien-sûr !
Filippo Grandi
L'exemple qui est donné à ces pays est un exemple négatif. Et donc, il y a un danger, en soi, il y a un danger par rapport au traitement des réfugiés dans la globalité du monde. 
Marcel Mione
Mais, toutes ces barricades, ces frontières... C'est vraiment des barbelés qui empêchent les migrants de passer, simplement. C'est désespérant pour vous, non ? C'est presque immoral ! 
Filippo Grandi
Vous savez, je passe la plupart de mon temps à voyager dans des pays, généralement pauvres, avec peu de ressources, qui sont investis par des flux de réfugiés énormes. Comme le Liban. Mais pas seulement le Liban !
Marcel Mione
Oui !
Filippo Grandi
Le Kenya, le Pakistan, ...
Marcel Mione
Le Bengladesh !
Filippo Grandi
L'Éthiopie, l'Équateur. Donc dans tous les continents. Et mon travail, ma responsabilité, c'est d'aller chez ces gouvernements et dire : « Accueillez les réfugiés. On va vous aider mais vous devez les accueillir. » De plus en plus, j'entends une réponse de la part des politiciens, des gouvernants dans ces pays : « Pourquoi est-ce que nous, on devrait continuer à accueillir quand les pays riches élèvent des barbelés et des barrières ? » C'est ça, c'est là où l'exemple de l'Europe, de l'Amérique, de l'Australie devient un exemple dangereux qui ne m'aide pas à gérer ce problème dans sa totalité. 
Marcel Mione
Vous croyez à un réveil de la solidarité internationale à l'égard des migrants ? 
Filippo Grandi
La solidarité est forte, vous savez ? Les gens sont solidaires. Quand, en 2015, 2016, nous avons vu des vagues de réfugiés, de migrants arriver par la Grèce en Europe de l'Est et en Europe centrale, on a vu tous les jours des exemples de solidarité. Malheureusement, il y a aussi des appréhensions. Et si ces flux ne sont pas bien gérés, les politiciens qui veulent exploiter ces flux pour des raisons électorales ont un jeu facile et vont dire : « Voilà, vous voyez, nous sommes menacés, il faut faire des murs, etc. » Donc, la bonne gestion, qui est aussi un cheval de bataille de mon organisation, conseiller les gouvernements, aider les gouvernements à bien gérer ces flux, la bonne gestion de ces flux, une gestion organisée, est extrêmement importante. 
 

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