Diplôme de français des relations internationales B1 Mittelmaß

Où en est la liberté d'expression en Tunisie ?

Le journaliste indépendant Thameur Mekki le dit lui-même : cette édition des Haut-parleurs est exceptionnelle. Ce n’est pas lui qui apparaît à l’écran, mais le chat Willis de Tunis.
Observez attentivement les dessins et identifiez tous les éléments d’informations qu’ils apportent.
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
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Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
Le lieu de l'information
Le sentiment de la population
Les ennemis de la liberté d'expression
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Vorsicht!
Faites attention aux détails de l’image : le visage de Willis, les accessoires vestimentaires des différents personnages. Voit-on le drapeau tunisien ?
N’hésitez pas à couper le son pour mieux vous concentrer sur le visuel.
Petite indication pour vous aider :
- 5 images apportent 2 éléments d'information,
- 2 images apportent 3 éléments d'information.
Bravo!
Vous l’avez remarqué : les dessins de Nadia Khiari permettent d’identifier de très nombreux éléments d’informations et viennent donc parfaitement en soutien du propos de Thameur Mekki.
Lorsque vous accompagnez votre présentation d’un support visuel, veillez à ce qu’ils permettent à votre public de mieux comprendre ce que vous exposez.

Pour en savoir plus sur le sujet de la liberté d’expression, consultez le dossier « La liberté d'expression et ses limites », proposé par France Télévisions.
Vous pouvez aussi suivre Thameur Mekki ou Willis de Tunis sur leur fil Twitter.
Cette activité vous permet de prendre conscience que lors d’une présentation, l’image joue un rôle important dans la compréhension du message. Elle ne dit pas nécessairement tout, mais permet d’illustrer ou d’expliquer visuellement ce qu’on dit.
Lisez la solution et regardez à nouveau l’émission.
Lorsque vous accompagnez votre présentation d’un support visuel, veillez à ce qu’ils permettent à votre public de mieux comprendre ce que vous exposez.

Pour en savoir plus sur le sujet de la liberté d’expression, consultez le dossier « La liberté d'expression et ses limites », proposé par France Télévisions.
Vous pouvez aussi suivre Thameur Mekki ou Willis de Tunis sur leur fil Twitter.
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 04/05/2017 - Modified on 07/02/2020
Thameur Mekki, en voix off
Bienvenue à toutes et à tous. Je suis Thameur Mekki et je vous parle depuis Tunis pour cette édition exceptionnelle sur la liberté d’expression. Je suis accompagné par Willis et ses dessins mêlant satire et humour noir. Aujourd’hui, six ans après la Révolution, la Tunisie est dotée d’un cadre juridique garantissant la liberté d’expression. C’est l’un des rares acquis du soulèvement populaire. Cependant, la tendance conservatrice a toujours cherché à imposer des limites. Invoquant l’ordre public, la moralité, la religion, la lutte antiterroriste ou  l’union nationale, la liberté se retrouve incessamment bridée par une pression sociale, instrumentalisée par certaines forces politiques. Mais il y a souvent des « mais » quelque part. Dès 2011, le « mais » a d’abord été la religion, avec des attaques contre médias et artistes. Selon leurs détracteurs, ils ont porté atteinte au sacré, des contestations récupérées par Ennahdha[1], le parti islamiste arrivé au pouvoir fin 2011. Ensuite, police et armée ont tenté de tracer des lignes rouges les rendant intouchables face aux critiques acerbes des artistes contestataires. De 2012 à 2014, rappeurs, dessinateurs, journalistes et blogueurs sont devenus la cible d’harcèlements policiers et judiciaires. Agressions et diverses bavures sont devenues le pain quotidien des grandes gueules. Suite aux élections fin 2014, le consensus entre les islamistes et leurs opposants nationalistes, qui ont remporté le scrutin, a renforcé le conservatisme et a gravement nui au pluralisme médiatique. Le retour de certaines figures de l’ancien régime – les « mauves » comme on dit en Tunisie – a assuré un climat propice à l’épanouissement de certains lobbys affairistes. Des responsables politiques comme Slim Riahi ont racheté des parts dans des chaînes de radios et des télévisions. Des patrons de médias comme Nabil Karoui de Nessma TV ont intégré les premiers rangs des partis politiques. Un conflit d’intérêt pourtant interdit par la loi. Aujourd’hui, la résistance à l’influence de ces cercles affairistes est toujours aussi déterminée malgré sa marginalisation par le courant dominant. Six ans après la révolution, la bataille continue.
Les Haut-parleurs sont toujours là où ça se passe. Pour voir nos reportages tournés aux quatre coins de la planète, suivez les Haut-parleurs sur TV5MONDE, mais aussi sur YouTube, Facebook et Twitter.


[1] « Le mouvement de la Renaissance », en français

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