L'Esprit sorcier B1 Mittelmaß

L'urbanisation menace nos sols

Claire Chenu fait beaucoup de gestes quand elle parle. Regardez les images proposées, faites attention aux gestes et donnez leur signification.
Sciences-UrbanisationSols-Video


Ben, il ne fonctionne plus le sol.

C'est une évidence.
C'est une catastrophe.
C'est une question.

Une partie de cet espace est imperméabilisée.
Avec ses mains,...

elle met en image le mot « espace ».
elle met en image le mot « partie ».
elle met en image le mot « imperméabilisé ».

L'eau se concentre.

L'eau arrive vite.
L'eau arrive vers un même endroit.
L'eau arrive en grande quantité.

Dans les zones où il y a encore du sol.

Elle montre un exemple.
Elle s'interroge.
Elle attend quelqu'un.

L'habitat est morcelé, cloisonné.

L’habitat est divisé en profondeur, en différentes couches.
L’habitat est séparé par des barrières.
L’habitat est divisé en différentes zones planes.

Il y a des problèmes d’entretien de la biodiversité.

Elle conclut.
Elle explique.
Elle n’est pas sûre d’elle.
Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française
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Vorsicht!
Regardez à nouveau les gestes en contexte en écoutant Claire Chenu.
Si vous ne comprenez pas certains mots, faites un double-clic pour ouvrir le dictionnaire traducteur Alexandria.
Bravo!
Vous avez retrouvé le sens de tous les gestes. Claire Chenu en fait d'autres, par exemple, elle montre qu'elle parle des êtres vivants à la surface du sol.
Quand vous avez quelque chose à expliquer, vous pouvez, vous aussi, vous servir de vos mains et faire des gestes. C'est tout à fait admis en France.
Si un autre aspect du sujet vous intéresse, vous pouvez regarder la suite de l'intervention de Claire Chenu : le sol pourrait-il devenir un bien collectif ?
Lisez la solution. Regardez la vidéo pour bien voir les gestes.
Claire Chenu en fait d'autres, par exemple, elle montre qu'elle parle des êtres vivants à la surface du sol.
Quand vous avez quelque chose à expliquer, vous pouvez, vous aussi, vous servir de vos mains et faire des gestes. C'est tout à fait admis en France.
Si un autre aspect du sujet vous intéresse, vous pouvez regarder la suite de l'intervention de Claire Chenu : le sol pourrait-il devenir un bien collectif ?
La petite voix
En France, la première chose qui menace nos sols, c’est l’urbanisation. On estime qu’il y a entre 20 et 30 mètres carrés par seconde qui disparaissent sous le béton. Ouh là là, l’urbanisation !
Claire Chenu, professeur en sciences des sols, AgroParis Tech, ambassadrice FAO
L’urbanisation, mais pas seulement, la construction d’un TGV, ça artificialise les sols. Et c’est pas de l’urbanisation. Quand on imperméabilise le sol, il fonctionne plus, le sol. Il est recouvert de béton, l’eau ne s’infiltre plus, il peut plus y avoir de vie dedans, donc il ne fonctionne plus. Il peut plus rendre les services qu’on attend de lui habituellement. Mais il y a que pas que, donc l’imperméabilisation ça abime, c’est le plus grave, mais il y a pas que ça. Quand on artificialise, on fragmente l’espace et une partie de cet espace est imperméabilisée. Donc ça pose un problème pour la régulation du cycle de l’eau, c’est-à-dire que partout où l’eau ne peut pas s’infiltrer, elle se concentre dans les zones où il y a encore du sol qui arrive à la surface, mais du coup ça peut faire des concentrations très, ça peut faire des arrivées, des flux très importants d’eau. Quand l’espace est fragmenté, il  a des problèmes du coup pour les êtres vivants parce que leur habitat, voilà, il est fragmenté, il est cloisonné donc il y a des problèmes d’entretien de la biodiversité.
La petite voix
Pour réduire l’impact de ces fragmentations, on développe depuis les années 1990 des systèmes de trames vertes. En gros, un réseau plus ou moins connecté, une sorte de maillage écologique qui assure le lien entre les espaces. Ce peut être un chemin de promenade ou un écoduc : un pont avec la végétation dessus et la route dessous. Reste que ça n’empêche pas le béton de ronger nos terres arables.
Antonio Bispo, ingénieur sol et environnement, ADEME
Tout le monde a envie d’avoir sa maison à la campagne, avec son petit jardin donc c’est un peu compliqué. La solution, ce serait de redévelopper la ville sur la ville, d’éviter qu’elle s’étale parce que ça coûte de toute façon en énergie d’étaler la ville : il faut agrandir les réseaux d’eau, les réseaux de distribution, les réseaux de bus, etc. Donc il y a tout un ensemble… ça coûte assez cher tout ça, donc il faudrait essayer de reconcentrer la ville, mais ça veut dire quelque part redynamiser les centres-villes, ça veut aussi que dire que la ville soit attractive donc ait des parcs et des endroits de nature en ville pour éviter que les gens aillent chercher la nature ailleurs.

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