L'Esprit sorcier B1 Mittelmaß

L'urbanisation menace nos sols

Écoutez les deux intervenants. Retrouvez les conséquences des problèmes dont parle la vidéo.
Sciences-UrbanisationSols-Video

Conséquence de l'imperméabilisation
L’eau ne s’infiltre plus dans le sol.
Le sol ne fonctionne plus.
Il n’y a plus de vie dans le sol.
Conséquences de la fragmentation
L’eau se concentre dans certaines zones.
L’eau est moins régulée.
Le cycle de l’eau est perturbé.
Cela amène des problèmes pour les êtres vivants.
L’habitat des êtres vivants est morcelé.
Conséquences de l'étalement des villes
Ça coûte cher en énergie.
Il faut développer les réseaux d’eau.
On doit prévoir des bus.
Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française
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Vorsicht!
C'est Claire Chenu qui parle de l'imperméabilisation et de la fragmentation des sols. Antonio Bispo parle des problèmes liés à l'étalement des villes.
Bravo!
Les problèmes mentionnés par Antonio Bispo ne concernent pas directement les sols, mais ils entraînent l'imperméabilisation et la fragmentation de ceux-ci.
Avez-vous remarqué que Claire Chenu parle beaucoup avec les mains ? L'exercice suivant vous aidera à comprendre ses gestes.
Les problèmes mentionnés par Antonio Bispo ne concernent pas directement les sols, mais ils entraînent l'imperméabilisation et la fragmentation de ceux-ci.
Avez-vous remarqué que Claire Chenu parle beaucoup avec les mains ? L'exercice suivant vous aidera à comprendre ses gestes.
La petite voix
En France, la première chose qui menace nos sols, c’est l’urbanisation. On estime qu’il y a entre 20 et 30 mètres carrés par seconde qui disparaissent sous le béton. Ouh là là, l’urbanisation !
Claire Chenu, professeur en sciences des sols, AgroParis Tech, ambassadrice FAO
L’urbanisation, mais pas seulement, la construction d’un TGV, ça artificialise les sols. Et c’est pas de l’urbanisation. Quand on imperméabilise le sol, il fonctionne plus, le sol. Il est recouvert de béton, l’eau ne s’infiltre plus, il peut plus y avoir de vie dedans, donc il ne fonctionne plus. Il peut plus rendre les services qu’on attend de lui habituellement. Mais il y a que pas que, donc l’imperméabilisation ça abime, c’est le plus grave, mais il y a pas que ça. Quand on artificialise, on fragmente l’espace et une partie de cet espace est imperméabilisée. Donc ça pose un problème pour la régulation du cycle de l’eau, c’est-à-dire que partout où l’eau ne peut pas s’infiltrer, elle se concentre dans les zones où il y a encore du sol qui arrive à la surface, mais du coup ça peut faire des concentrations très, ça peut faire des arrivées, des flux très importants d’eau. Quand l’espace est fragmenté, il  a des problèmes du coup pour les êtres vivants parce que leur habitat, voilà, il est fragmenté, il est cloisonné donc il y a des problèmes d’entretien de la biodiversité.
La petite voix
Pour réduire l’impact de ces fragmentations, on développe depuis les années 1990 des systèmes de trames vertes. En gros, un réseau plus ou moins connecté, une sorte de maillage écologique qui assure le lien entre les espaces. Ce peut être un chemin de promenade ou un écoduc : un pont avec la végétation dessus et la route dessous. Reste que ça n’empêche pas le béton de ronger nos terres arables.
Antonio Bispo, ingénieur sol et environnement, ADEME
Tout le monde a envie d’avoir sa maison à la campagne, avec son petit jardin donc c’est un peu compliqué. La solution, ce serait de redévelopper la ville sur la ville, d’éviter qu’elle s’étale parce que ça coûte de toute façon en énergie d’étaler la ville : il faut agrandir les réseaux d’eau, les réseaux de distribution, les réseaux de bus, etc. Donc il y a tout un ensemble… ça coûte assez cher tout ça, donc il faudrait essayer de reconcentrer la ville, mais ça veut dire quelque part redynamiser les centres-villes, ça veut aussi que dire que la ville soit attractive donc ait des parcs et des endroits de nature en ville pour éviter que les gens aillent chercher la nature ailleurs.

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