Diplôme de français des relations internationales B1 Mittelmaß

L'Europe est-elle en danger(s) ?

Dans « Le Dessous des cartes », le journaliste passe au second plan et laisse toute la place aux cartes, ce qui a une incidence sur son discours. En avez-vous remarqué les particularités ?
Écoutez l’extrait et remplacez les mots en gras par les expressions utilisées par Jean-Christophe Victor.
Cliquez sur les mots à corriger puis écrivez la bonne réponse Help on how to respond the exercice
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 Voici|C’est en 1957 une carte des six États fondateurs de l’Europe communautaire.
 60 ans plus tard, cet|l’ensemble est devenu une Union européenne.
 L’appartenance à cette|l’Union n’entraîne pas pour autant d’évaluation convergente de ce que peut être une tension.
 Quand on regarde|vous regardez les périphéries de cet|l’ensemble géopolitique, on constate|vous constatez au moins quatre zones de tension.
 Ces|Les quatre zones de tension se trouvent à environ quatre heures de vol de Bruxelles.
 Daech, cette|une guérilla très mouvante sur le terrain, a deux particularités.
 On voit|Nous voyons ici les frontières de Schengen.
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Vorsicht!
N’hésitez pas à faire des pauses quand vous écoutez l’extrait.
Bravo!
Vous avez retrouvé et correctement orthographié les expressions utilisées par le journaliste. Vous noterez l’abondance d’adjectifs démonstratifs (ce, cet, cette, ces) : c’est comme si Jean-Christophe Victor montrait aux téléspectateurs les éléments dont il parle. C’est la même chose pour « voici ». L'emploi de ces présentatifs instaure une plus grande proximité entre celui qui parle, ceux qui écoutent et l'objet dont on parle.
Vous noterez aussi l’utilisation du « on ». Le pronom indéfini permet ici de « dépersonnaliser » le commentaire en lui donnant une valeur plus générale, moins subjective (donc plus neutre), et donc plus « vraie ».
Ces deux éléments sont très utilisés dans les présentations ou les démonstrations dans lesquelles le visuel (avec des cartes, des graphiques, des infographies…) est important. Pensez-y lors de vos prochaines présentations en français.
Regardez l’émission dans son intégralité pour en savoir plus sur les deux autres zones de tension que sont le Mali et la zone sahélienne et l’Ukraine.
Cette activité vous permet de repérer et de vous approprier les spécificités d’une présentation ou d’une démonstration dans laquelle le visuel (avec des cartes, des graphiques, des infographies...) est important. Lisez la correction : vous noterez l’abondance d’adjectifs démonstratifs ( ce , cet,  cette , ces) : c’est comme si Jean-Christophe Victor montrait aux téléspectateurs les éléments dont il parle. C’est la même chose pour « voici ». L'emploi de ces présentatifs instaure une plus grande proximité entre celui qui parle, ceux qui écoutent et l'objet dont on parle.
Vous noterez aussi l’utilisation du « on ». Le pronom indéfini permet ici de « dépersonnaliser » le commentaire en lui donnant une valeur plus générale, moins subjective (donc plus neutre), et donc plus « vraie ».
Vous pouvez maintenant visionner l’émission dans son intégralité pour en savoir plus sur les deux autres zones de tension : le Mali et la zone sahélienne d’une part et l’Ukraine d’autre part.
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 16/12/2015 - Modified on 07/02/2020
Jean-Christophe Victor, journaliste
25 ans après la Guerre froide, nous voilà bien obligés d’ouvrir les yeux. L’Europe est à nouveau confrontée à de nouvelles tensions, souvent perçues comme des menaces qui n’existaient pas ne serait-ce qu’il y a 5 ans. Eh bien, ce sont ces tensions que je voudrais tenter d’identifier, de localiser pour faire plusieurs constats et poser un certain nombre de questions, à défaut de pouvoir moi-même apporter les réponses.
Jean-Christophe Victor, journaliste (en voix off)
Voici en 1957 une carte des six États fondateurs de l’Europe communautaire lorsqu’ils se rassemblent pour former un marché commun. 60 ans plus tard, cet ensemble est devenu une Union européenne, un ensemble géopolitique à vingt-huit États qui tous ont une localisation géographique différente. Mais de différente, plus encore que la géographie, il y a les histoires. Vingt-huit pays, ce sont autant de nations, donc autant d’histoires différentes. Et pourtant, tous ont su trouver suffisamment de points communs, de valeurs communes ou au moins d’intérêts communs pour converger vers un certain nombre d’institutions communes. Sauf que l’appartenance à cette Union n’entraîne pas pour autant d’évaluation convergente de ce que peut être une tension, une insécurité, une menace ou ne serait-ce que leur perception. Car là, à nouveau, l’histoire et la géographie pèsent de tout leur poids. Et quand on regarde les périphéries de cet ensemble géopolitique de l’Union européenne, on constate aujourd’hui au moins quatre zones de tension : la Syrie et l’Irak, la Libye, le Mali, l’Ukraine. Eh bien, ces quatre zones de tension se trouvent à environ quatre heures de vol de Bruxelles.
La première zone de tension est liée à la déstabilisation de plusieurs États au Moyen-Orient. En Syrie d’abord, dès le début des Printemps arabes en 2011, les manifestations pacifiques sont réprimées par un régime qui fait tirer sur son peuple plutôt que de risquer de perdre le pouvoir. La Syrie est donc un pays en guerre avec d’un côté le régime de Bachar el-Assad face à l’Armée syrienne libre d’une part, des groupes djihadistes d’autre part, comme le Front al-Nosra, et l’État islamique. On voit sur cette carte de la Syrie et de l’Irak l’implantation de cette nébuleuse radicale qui s’est auto-nommée « État islamique » alors qu’elle n’a rien d’un État et rien d’islamique, « Daech » comme on dit de façon méprisante en arabe. Cette guérilla très mouvante sur le terrain a deux particularités : contrairement à Al-Qaïda qui a des bases fixes mais pas de territoire, Daech s’implante, veut le pouvoir et le contrôle des populations. Deuxième particularité : ces implantations de Daech sont à cheval sur la Syrie et l’Irak. Elles font donc sauter cette frontière dont le tracé date de la Conférence de San Remo de 1920. Et puis Daech a un effet d’attraction sur des jeunes européens qui partent soutenir les djihadistes, se battre contre le régime de Damas. Or, les liens de ces jeunes européens avec Daech posent évidemment des problèmes de sécurité intérieure lorsqu’ils rentrent en Europe. Les attentats contre le musée juif de Bruxelles le 24 mai 2014, ou contre l’hyper casher de la Porte de Vincennes à Saint Mandé le 9 janvier 2015 ou la cyberattaque contre TV5MONDE le 8 avril 2015 étaient tous revendiqués par des acteurs qui se réclamaient de Daech ; l’attentat de Charlie hebdo du 7 janvier 2015 à Paris ayant été revendiqué par Al-Qaïda.
Deuxième tension aux portes de l’Union européenne : la déstabilisation de la Libye. Elle engendre des flux des migrants qui eux aussi veulent fuir la guerre civile de leur pays, ce qui avec la Syrie exerce bien logiquement une pression migratoire sur l’Union européenne. On voit ici les frontières de Schengen aux portes desquelles des milliers de migrants en provenance notamment de Libye, d’Érythrée, de la corne de l’Afrique, d’Afrique de l’Ouest se noient chaque année, voulant entrer dans l’Union à la recherche de plus de sécurité.

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