Diplôme de français des relations internationales B1 Mittelmaß

Christophe Deloire, le combat pour la liberté de la presse

Dans ses propos, Christophe Deloire accuse le Premier ministre de la Turquie de ne pas respecter la liberté de la presse.
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- Christophe Deloire approuve l’existence d’un rapport de force sur ces questions de liberté entre les démocraties et les dictatures|régimes autoritaires, sinon les démocraties seront limitées à une forme de résistance|combattivité de plus en plus passive, et elles pourraient même être menacées à long terme.
 
- Emmanuel Macron a expliqué à Erdogan que la Turquie ne pourrait pas avancer vers l’Europe s’il n’intervenait pas sur la scène intérieure pour résoudre­|régler les problèmes de droits de l’homme et de liberté|légitimité de la presse.

- Erdogan accuse les journalistes d’être des espions|traîtres, d’être des terroristes. Pendant la conférence de presse, il a parlé de « jardiniers du terrorisme » et tout ça, c’est des accusations|condamnations absurdes.
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Conception: Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 16/11/2018
Christophe Deloire, journaliste, Secrétaire général de Reporters sans frontières
C’est vrai qu’aujourd’hui, des hommes forts, autoritaires, Xi Jinping en Chine, Poutine en Russie, Erdogan en Turquie… répriment, et parfois essaient d’exporter leurs modèles de répression, la presse pour empêcher tout pluralisme dans le pays, et y compris réduire, quand c’était autrefois des démocraties, des démocraties à un souvenir. Et c’est très important que les démocraties, notamment les démocraties européennes, réagissent fermement. Emmanuel Macron, lors de ses vœux à la presse le 3 janvier, avait dit qu’il dirait fermement son fait sur le sujet à Erdogan… 
Patrick Simonin, journaliste
Oui, c’est ce qu’il a fait ? Vous êtes satisfaits ?...
Christophe Deloire, journaliste, Secrétaire général de Reporters sans frontières
Et, manifestement, il l’a fait. D’abord parce qu’il a expliqué l’avoir fait en privé, en réunion, et il l’a fait ensuite pendant la conférence de presse, où il a même dit qu’il avait fait passer une liste de noms qui lui avaient été envoyés par Reporters sans frontières. C’est bien qu’il y ait un rapport de force sur ces questions de liberté entre les démocraties, ou des démocraties, face aux dictatures, sinon les démocraties seront cantonnées à une forme de résistance de plus en plus passive, et elles pourraient être, à long terme, affectées par ça, parce que, malheureusement, il y a vraiment une très grande dureté de la part de dirigeants politiques autoritaires. 
Patrick Simonin, journaliste 
Oui, mais est-ce qu’il peut y avoir des résultats, Christophe Deloire ? Effectivement, vous le dites, une liste a été donnée au Président Macron, c’est vous qui avez fourni les noms, est-ce qu’il y a eu une réponse du Premier ministre turc ?
Christophe Deloire, journaliste, Secrétaire général de Reporters sans frontières
Au moins, il y a eu un effet de levier. Est-ce que cet effet de levier aura des conséquences ? Mais il y a eu un propos clair d’Emmanuel Macron qui a dit « Pas d’avancées vers l’Europe, pas d’avancées si vous n’agissez pas sur la scène intérieure pour résoudre vos problèmes de droits de l’homme, et notamment de liberté de la presse. » Donc, je pense qu’Erdogan a entendu un message. Qu’est-ce qu’il en fera, ça je suis malheureusement incapable de prédire l’avenir…
Patrick Simonin, journaliste 
Oui…
Christophe Deloire, journaliste, Secrétaire général de Reporters sans frontières
Ce que nous demandons, c’est que dans les prochaines semaines, les prochains mois, on en finisse avec ces procès incessants de journalistes. Il y a des semaines où il y a jusqu’à cinquante journalistes qui sont jugés en Turquie. Et pas qui sont jugés de manière légitime, qui sont jugés simplement parce qu’ils faisaient leur métier de journaliste et qu’on les accuse d’être des espions, d’être des terroristes. Lors de la conférence de presse, Erdogan a parlé maintenant de « jardiniers du terrorisme », mais enfin, tout ça, c’est des accusations absurdes.
Patrick Simonin, journaliste 
Oui…
 

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