Diplôme de français des relations internationales B1 المستوى المتوسّط

Immigration : qui sont les responsables ?

Visionnez l'interview. Retrouvez la question de Sophie Malibeaux et les idées principales exprimées par Rony Brauman.
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Sophie Malibau mentionne qu'il est difficile de différencier les réfugiés politiques des réfugiés économiques|les réfugiés du Nord de ceux du tiers-monde
Elle interroge Rony Brauman sur la responsabilité des pays du Nord vis-à-vis des pays du tiers-monde au niveau économique et politique|écologique|humanitaire.
Au début, Rony Brauman répond de façon affirmative|interrogative|négative.
Il explique qu’on a souvent privilégié la stabilité à la démocratie|les mouvements populaires à la stabilité|la démocratie aux chefs d’État amis.
Il précise que les choses ont changé depuis 20 ans|ne changeront jamais|changent actuellement.
Mais, il trouve aussi que les pays du tiers-monde sont principalement|partiellement|nullement responsables de leur développement.
Et finalement, il souligne la division|la bonne entente des pays du tiers-monde qui les empêche|leur permet de progresser.
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La réponse de Rony Brauman est en 3 temps : la responsabilité des pays du Nord, les changements survenus, la responsabilité des pays du tiers-monde.
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Lisez la solution pour bien comprendre la question de la journaliste et les idées exprimées par Rony Brauman. Puis faites l'exercice suivant pour comprendre ses explications.
Conception: Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île de France.
Published on 23/03/2016 - Modified on 07/02/2020
Sophie Malibeaux, journaliste RFI
On parlait tout à l’heure de la différence, Rony Braumann, la différence qu’il y a entre, enfin, la difficulté qu’il y a à identifier réfugié économique, réfugié politique, quelquefois la frontière est assez ténue. Est-ce qu’il n’y a pas une responsabilité aussi des pays du Nord du point de vue du développement qui finalement décolle assez difficilement en Afrique notamment, et même des situations politiques : on a souvent préféré la stabilité dans nombre de pays à la démocratisation, on n’a pas forcément, toujours favorisé l’émergence de la démocratie. Est-ce qu’on n’a pas une responsabilité de ce côté-là ?

Rony Brauman, ancien Président de Médecins sans Frontières
Oui on a une responsabilité sans doute parce que tout est lié donc nous sommes impliqués dans tout cela. Et on sait bien que la politique de la France, d’autres pays ex impériaux par ailleurs, a souvent consisté à privilégier en effet la stabilité des chefs d’État amis, quelles que soient leurs méthodes de gouvernement, plutôt que les mouvements populaires, les aspirations démocratiques. Donc je vous rejoins tout à fait sur ce plan effectivement : il y a une part de responsabilité. Néanmoins…

Sophie Malibeaux, journaliste RFI
Mais ça change ou on est toujours… 

Rony Brauman, ancien Président de Médecins sans Frontières
Non, non, non, ça change. Ça change, ne serait-ce que du point… à partir du constat que nous n’avons plus les moyens d’imposer des gouvernements à des peuples qui les rejettent. On peut dire que depuis les années 90, avec notamment, à l’occasion de la tragédie rwandaise avec le génocide, on s’est aperçu qu’il n’était plus possible avec quelques centaines de troupes d’élite de protéger un régime contre des possibles renversements. Donc ça fait maintenant une vingtaine d’années, on peut dater ça assez précisément, ça fait une vingtaine d’années qu’on s’est aperçu que c’était une époque révolue. Cela étant, ça ne change pas complètement la donne, car la question du développement, c’est-à-dire de la division du travail, du changement… du changement des habitudes dans un grand nombre de sociétés dites du tiers-monde, ne relève pas d’une décision occidentale, mais plutôt de processus sociaux internes. Et c’est donc dans un processus endogène qu’il faut voir les choses. Donc notre responsabilité existe, certes, et dans les termes que vous avez rappelés, j’en suis d’accord, mais elle est limitée. C’est quand même principalement les responsabilités des pays du tiers-monde. Et leur coorganisation, leur capacité par exemple pour des domaines que je connais bien, sur la question des médicaments, de l’accès aux soins, à se dresser contre des politiques imposées par des multinationales, c’est à eux que ça… c’est à eux que cette responsabilité échoit en se regroupant, en se rendant plus forts. Et malheureusement, la division dans les pays du tiers-monde reste encore une source d’affaiblissement importante.

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